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22 suspects, l'ex‑PDG Steven Martens, s'installent à Propere Handen
Après des années de stagnation, la Kamer voor Inbeschuldigingstelling (KI) a annoncé cette semaine une percée : 22 des 57 suspects dans l'affaire « Propere Handen », dont l'ex‑FA‑CEO Steven Martens, ont conclu un accord à l'amiable, avec plus de 1,6 million d'euros officiellement versés.
Contexte de l'Opération Zero
Le 10 octobre 2018, l'Opération Zero, surnommée « Propere Handen », a éclaté lorsque le procureur fédéral a perquisitionné des dizaines de clubs de football et des figures de premier plan. Les enquêteurs se sont concentrés sur les courtiers Dejan Veljkovic et Mogi Bayat, Veljkovic exprimant plus tard des remords et mettant de nombreuses personnalités en danger. L'enquête a conduit, en janvier 2022, à une demande finale impliquant 56 suspects et une société, prête à être examinée par la Kamer voor Inbeschuldigingstelling.
Suspects et accords
Sur les 57 suspects initiaux, deux sont déjà décédés : le président de Lokeren, Roger Lambrecht, et l'entraîneur Glenn De Boeck. Vingt‑six autres, dont le président du Club Bruges, Bart Verhaeghe, son bras droit Vincent Mannaert, le CEO de Gent, Michel Louwagie, et l'ex‑CEO du Genk, Patrick Janssens, ont conclu un accord à l'amiable et n'auront pas à comparaître devant le tribunal. L'ex‑FA‑CEO Steven Martens et l'entraîneur du Club Bruges, Ivan Leko, ont également conclu un accord, selon le parquet fédéral plus de 1,6 million d'euros ayant été versés sous forme d'amendes, de confiscations et d'arriérés fiscaux. La liste des 22 suspects ayant conclu un accord comprend notamment Niels Vleminckx de Sport, Jo Van Biesbroeck et Van Der Schueren, tous accusés de faux en écriture.
Selon nos informations, il reste aujourd'hui 32 suspects, plus la société de Mogi Bayat, qui sera examinée cette semaine par la Kamer voor Inbeschuldigingstelling. Mogi Bayat et son frère Mehdi, ainsi que l'ex‑manager d'Anderlecht Herman Van Holsbeeck, figurent parmi les plus grands noms parmi les suspects restants. Le monde du football belge reste sous le feu de la KI, qui examine également le lien avec l'affaire de truquage de match concernant le match KV Mechelen‑Waasland‑Beveren en 2018, où Mechelen a été déclaré coupable et n'a pas pu jouer en compétition européenne malgré une victoire en coupe en 2019.
Après l'audience, la KI délibérera sur l'affaire et prendra une décision quant à une éventuelle renvoi devant le tribunal. Les experts juridiques avertissent qu'un délai d'attente trop long pourrait dépasser le délai raisonnable, ce qui pourrait entraîner pour les accusés une peine réduite voire l'arrêt de la procédure. Réagir au jugement final devra attendre que la KI rende sa décision publique.