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Adjoint de la RAAL, Clément Tainmont raconte sa reconversion
À l’entraînement de la RAAL La Louvière, l’ancien milieu français de quarante ans, Clément Tainmont, adjoint de l’équipe, raconte comment un simple e‑mail a déclenché sa reconversion, passant du joueur au coach pour sa troisième saison au club et partage son quotidien d’observation vidéo.
En tant qu’adjoint à la RAAL La Louvière, il suit les entraînements et analyse les matchs. « Combien de matchs je peux regarder sur une semaine ? Déjà, les nôtres, je peux les voir trois fois, plus même vu que je les découpe », raconte Tainmont. Il estime à quinze le nombre de rencontres qu’il visionne chaque semaine, incluant les entraînements.
Âgé de quarante ans, l’ancien milieu français ne chôme pas. En attendant d’obtenir la licence pro en mars, il suit des cours intensifs d’anglais et fait un peu moins de sport qu’il le souhaiterait. Il travaille aux côtés d’Edward Still, l’entraîneur principal. Comment passe-t-on de joueur à entraîneur ? Tainmont répond par son parcours.
Une période d’incertitude
Après son passage à Malines, il a connu six mois de chômage, qualifiés de « grosse déprime » dans ses propres mots. « C’est violent de s’arrêter, de ne plus savoir ce que tu peux faire », confie le joueur devenu coach.
Il a choisi la voie de l’analyse vidéo via le syndicat des joueurs en France. « J’ai lu, j’ai été accompagné et j’ai compris que c’était dans le foot que je devais foncer », explique Tainmont. Cette formation l’a conduit à obtenir son UEFA A, même s’il l’a commencé « un peu tard à 35 ans ».
Le déclic d’un e‑mail
Le véritable déclic est survenu lorsqu’il a envoyé un e‑mail à Nicolas Frutos vers dix heures. Trois heures plus tard, il a reçu un appel : « Je veux te rencontrer », a déclaré le responsable. La rencontre à l’hôtel a scellé son intégration à la RAAL, où il a rapidement trouvé sa place aux côtés de Carlo Ancelotti et des objectifs milanais évoqués dans le texte.
« Vous avez un luxe incroyable avec le temps que vous avez », dit-il aux joueurs. Cette humilité, selon lui, vient de la période sans club. Il rappelle que « Quand ça s’arrête, tu te dis, p… je suis capable de quoi ? », soulignant le doute qui l’a poussé à se réinventer.
Il ne compte pas les heures depuis trois ans à la RAAL et se projette vers la licence pro prévue en mars. « Je suis ici depuis trois ans et je ne compte pas mes heures », répète-t-il, convaincu que la transmission reste sa priorité.
Cet article, publié le 12‑09‑2026 à 14h02 dans les Sports, porte la signature de Jonathan Lange, rédacteur en chef. Les lecteurs peuvent le partager ou le suivre via les boutons Partager et Suivre, selon la pratique du DH.