Al-Khelaifi exclut une candidature à la FIFA, l'UEFA s'affronte avec Infantino
Nasser Al‑Khelaifi, président du Paris Saint‑Germain et des Clubs européens de football (EFC, anciennement l’ECA), a annoncé qu’il ne se présentera pas à la présidence de la FIFA, laissant Gianni Infantino comme unique candidat déclaré.
Les multiples mandats d’Al‑Khelaifi
Al‑Khelaifi dirige le PSG, le double champion en titre de la Ligue des champions de l’UEFA, et préside également le groupe influent des Clubs européens de football. En raison de ce dernier rôle, il siège au comité exécutif de l’UEFA, où il a été une voix majeure dans la campagne visant à évincer Infantino de la fonction suprême.
Aucune ambition pour la FIFA
Parlant après la réunion annuelle de l’EFC à Copenhague, le ministre‑entrepreneur du Qatar a déclaré : « No tengo ningún interés en la FIFA, ninguna agenda (ni) ambición de estar allí ». Il a ajouté : « No creo que yo sea el tipo adecuado para este puesto y, en realidad, no quiero ir; estoy disfrutando lo que hago. Creo que la FIFA no es para mí ». Les remarques ont été faites lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale danoise.
L’UEFA recherche un challenger à Infantino
Au cœur d’une impasse amère entre l’UEFA et l’instance dirigeante mondiale, la fédération européenne continue de chercher un candidat capable de s’opposer à Infantino lors de la prochaine élection. L’élan de l’UEFA fait suite à la proposition controversée d’Infantino de vendre les flux de revenus futurs de la Coupe du Monde (Mundial) à des investisseurs privés, un plan que l’organisme continental qualifie de trahison du développement et de la démocratisation.
Al‑Khelaifi impulse la création de Clubs de Football du Monde
Čeferin attaque Infantino
Le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, a répondu aux accusations déposées par la FIFA devant un tribunal américain, accusant Infantino de « harcèlement » et de « désinformation ». Dans son discours à l’assemblée de l’EFC, Čeferin a averti que « vendre une partie du futur du football ne devient pas du développement simplement parce que l’on l’appelle ‘développement’ ». Il a ensuite qualifié INFANTINO d’« empereur », insistant sur le fait que le football n’a pas besoin d’emperors ni de courtisans.
Appel à l’indépendance du football
Čeferin a averti que les accords secrets concernant les « joyaux de la couronne » du sport sapent les clubs et les supporters, déclarant : « Imaginen que uno de sus altos ejecutivos negocia en secreto la cesión del control de las ‘joyas de la corona’ de su club ». Il a conclu en exhortant les clubs et les compétitions à se développer sans vendre leur avenir, rappelant que « le football, chers amis, n’est pas à vendre – ni aujourd’hui ni demain ».
Avec le retrait d’Al‑Khelaifi, la recherche par l’UEFA d’un challenger viable se restreint, mais l’organisation affirme que la chasse reste ouverte à l’approche de l’élection présidentielle.