Champions League
Aleksandar Stankovic indispensable au Club Bruges, maintenant dans l'ombre à l'Inter
Le Club Bruges joue mardi à San Siro pour un duel de la Champions League contre l'Inter. Aleksandar Stankovic attend peut‑être une soirée particulière. La saison dernière, il a impressionné le bleu‑noir, mais maintenant il doit se contenter d’un rôle secondaire. Après un transfert d’été de 23 millions d’euros, son avenir reste incertain.
Transfert et attentes contractuelles
L'Inter a payé l'été dernier 23 millions d’euros pour rapatrier Stanković de Brugge. Le club italien l’a engagé jusqu’à la mi‑2031, montrant ainsi une confiance claire en le milieu de terrain de 20 ans. Malgré cela, son retour se déroule jusqu’à présent différemment de ce qui était attendu.
Lors des six premiers matchs de compétition de la saison, Stanković n’a encore joué aucune minute complète ; il ne cumule pas plus de quinze minutes. Pour un joueur qui était une valeur sûre au Club Bruges et qui s’est montré sur la scène européenne, c’est une chute douloureuse.
La principale raison est la forte concurrence sur le poste de milieu de terrain. Hakan Çalhanoğlu est le passeur attitré de l’Inter, tandis que Piotr Zieliński offre une alternative plus expérimentée. Lorsque Çalhanoğlu était absent, l’entraîneur Cristian Chivu a choisi Zieliński, ce qui a encore réduit les opportunités de Stanković.
Exigences de la Serie A et opportunités de rotation
En plus de la concurrence, Stanković doit s’adapter aux exigences physiques et tactiques de la Serie A. Après des passages à Luzern et au Club Bruges, le championnat italien représente un niveau supérieur, surtout sur le plan physique. Chivu l’a souvent utilisé lors des préparations comme passeur en retrait, un rôle qui requiert beaucoup d’expérience et de positionnement.
L’Inter ne considère pas le temps de jeu limité comme un signal d’alarme, mais comme une partie d’une stratégie de développement prudente. Le club veut éviter que le jeune milieu de terrain prenne trop rapidement trop de responsabilités. Avec un programme particulièrement chargé – sept matchs en trois semaines – l’entraîneur Chivu a la possibilité de faire tourner le noyau et d’utiliser des joueurs avec moins de minutes.
Stanković connaît les qualités du bleu‑noir et sait ce qui est exigé au plus haut niveau européen. La saison dernière, il a inscrit neuf buts et fourni cinq passes décisives en 55 matchs pour le Club Bruges, des chiffres qui soulignent sa contribution offensive. S’il obtient beaucoup de minutes de jeu mardi contre son ex‑équipe, cela reste incertain.
Le duel à San Siro met en lumière le contraste entre le rôle indispensable que Stanković occupait l’an dernier au Brugge et la position d’attente patiente qu’il occupe maintenant à l’Inter. Une chose est claire : l’Inter a fortement investi en lui, mais le jeune Serbe doit encore faire preuve de patience pour concrétiser cet investissement sur le terrain.