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Anderlecht qualifié de maison de commerce par ses anciens coachs

🇧🇪 Par 4AllFootball ·
Anderlecht qualifié de maison de commerce par ses anciens coachs

Aad de Mos, Aimé Anthuenis et Hugo Broos, trois anciens entraîneurs d’Anderlecht, dénoncent un manque de vision au Sporting du club et qualifient le Sporting d'Anderlecht de « maison de commerce », affirmant que le président a poussé Vitor Bruno vers la sortie.

Yves Taildeman, spécialiste d’Anderlecht et des Diables rouges, rappelle que de Mos, Anthuenis et Broos ont vécu leurs derniers mois au club dans une atmosphère tendue. Il souligne que leurs expériences se sont déroulées sous l’égide de la Jupiler Pro League. Le reportage porte la mention ©Photo News et le site propose de Découvrir le contenu complet via le bouton Partager Discover.

Vítor Bruno a traversé des moments pénibles à Porto, selon ses propres confidences. La semaine écoulée à Anderlecht a toutefois été l’une des plus éprouvantes de sa carrière.

Aad de Mos (1992), Aimé Anthuenis (2002) et Hugo Broos (2005) ont connu des destins similaires au poste d’entraîneur. De Mos et Anthuenis ont pu achever la saison avant d’être remerciés, tandis que Broos a été remplacé en plein championnat par Frankie Vercauteren.

Manque de vision et rotation

Anthuenis affirme que la qualité était supérieure à l’an dernier, mais que gérer trente‑trois joueurs pour un seul entraîneur n’est pas viable. Il rappelle qu’à l’époque son équipe marquait plus d’une centaine de buts par saison en n’utilisant que dix‑sept joueurs, prônant ainsi une équipe type.

Broos estime que trop tourner n’est jamais bénéfique et préconise de s’en tenir à une base de sept ou huit joueurs. Il ajoute que cette stabilité est essentielle pour construire une identité collective.

Anthuenis raconte que l’ancien gardien Anastasiou est resté sur le banc toute l’année, même s’il marquait à l’entraînement. Il précise qu’il comprend la situation de Bruno, les résultats n’étant pas encore bons, ce qui pousse le club à chercher des solutions.

Broos décrit une pression telle que l’entraîneur se voit contraint de prendre des décisions difficiles. Il avoue se dire « Je risque d’être viré dans les prochaines semaines » sous le poids des attentes.

Selon Broos, si Bruno avait encore fait tourner l’équipe contre Salzbourg et perdu, il aurait été immédiatement écarté. Le message du CEO était alors clair: aucune tolérance pour les revers. Que le message du CEO était clair, selon Broos, a précipité la décision.

De Mos critique la diffusion de telles remarques dans la presse, les jugeant inappropriées pour un non‑spécialiste du football. Il estime que cela fait perdre le vestiaire et affaiblit la position de l’homme le plus important du club.

Anthuenis rétorque que le CEO parle dans le feu de l’action, mais que les deux derniers matchs montrent que ces propos ont eu un impact positif. Il ne nie pas que le discours a pu aider l’équipe.

De Mos affirme que Vitor Bruno fait partie de ces entraîneurs venus du Portugal, où abondent les agents mais peu les grands entraîneurs. Il conclut qu’Anderlecht restera une maison de commerce tant qu’une vision claire ne sera pas instaurée à la tête du club.

Il reproche à Anderlecht de ne pas connaître suffisamment le football international, répétant ainsi les mêmes erreurs. Il cite l’arrivée d’un Français, Sibierski, et suggère de regarder le Club Bruges, dont il a été impressionné lors du match PSV‑Club Bruges.

Broos estime qu’Anderlecht aurait dû annoncer il y a des années la construction d’une équipe avant de parler du titre. Il rappelle que le club ne possède pas la qualité du Club Bruges ou de l’Union, et que l’ancien modèle est aujourd’hui moqué.

De Mos dénonce que trop de personnes se réjouissent d’avoir leur photo dans le journal ou de s’exprimer. Il insiste sur le fait que les décisions doivent être prises par de vrais professionnels du métier.

Broos note que, lorsque les résultats manquent, on impute tout le mal à l’entraîneur. Il ajoute qu’on lui a même reproché que Kompany ne voulait pas donner d’interview.

Anthuenis affirme que gagner représente le plus beau métier du monde. Il précise que ce métier pèse jour et nuit et empêche le sommeil lorsque les performances baissent.

Broos indique que le corps de Kompany a demandé l’arrêt, le qualifiant de perfectionniste voulant tout décider. Il conclut que les réunions sans lien avec le football deviennent excessives.

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