Andy Diouf redéfinit son rôle à l’Inter Milan, l’œil de la France
Sous les projecteurs du stade San Siro, le 14 septembre, Andy Diouf, longtemps cantonné au rôle de remplaçant depuis son arrivée à l’Inter à l’été 2025, déboule sur le couloir droit et délivre une passe décisive à Marcus Thuram, marquant ainsi sa première sélection dans la liste de Zidane.
Jamais occupé avant son arrivée en Italie, le poste de piston droit exploite aujourd’hui ses qualités de milieu de terrain, faisant des merveilles pour l’équipe. Cette mutation tactique a rapidement porté ses fruits.
Les performances qui font la différence
Le 14 septembre, face à l’Udinese, le Français a offert sa troisième passe décisive en trois journées de Serie A, à Marcus Thuram. Malgré une passe en retrait qui a fini aux pieds de Keinan Davis pour le deuxième but de l’Udinese, il a montré une capacité d’adaptation remarquable.
Après une convocation surprise en équipe de France, Diouf a repris le onze de départ samedi contre la Roma, confirmant son nouveau rôle après l’appel de Zidane. Le match s’est soldé par un 2-2, où ses courses sur le flanc droit ont été décisives.
Les éloges de ses anciens entraîneurs
Pierre‑Emmanuel Bourdeau, qui l’a suivi aux U16 et U17 du Stade Rennais, se souvient d’un « box‑to‑box » doté d’une grande capacité à courir, d’un pied gauche de qualité et d’une mentalité solide. Sylvain Ripoll, qui l’a dirigé avec les Espoirs, a déclaré : « Andy, je ne l’ai pas eu assez longtemps. Mais je me rappelle une certaine puissance et une vraie capacité à casser les lignes ».
Après une première saison difficile, Diouf a glissé sur le côté droit à la fin de la saison dernière. La préparation estivale a consolidé cette évolution, et Cristian Chivu a choisi de poursuivre l’expérience, surtout après le départ de Denzel Dumfries au Real Madrid, le transfert de Matteo Darmian, l’insuffisance de Luis Henrique et la blessure de Djed Spence.
Contre Monza, lors du match d’ouverture de la Serie A, il a éliminé deux adversaires avant de centrer à ras de terre pour Pio Esposito, qui a inscrit un superbe madjer. Contre la Roma (2-2), ses débordements et ses courses intérieures ont de nouveau créé le chaos sur le côté droit.
Son volume de courses est précieux : un piston doit défendre bas avant de repartir très haut. Diouf adore attaquer la dernière ligne, que ce soit par la conduite ou par la course, mais il doit encore améliorer son positionnement défensif et développer son pied droit, autrefois « assez exclusif du gauche ».
Malgré ces progrès, il ne se voit pas comme latéral dans une défense à quatre, soulignant le paradoxe d’un milieu de terrain qui, en s’instaurant à droite, révèle toujours son instinct de relai plutôt que celui d’un ailier traditionnel.