Ballon d’or Ousmane Dembélé explique la mentalité menant au sommet
Ousmane Dembélé, vainqueur du Ballon d’or 2025 et âgé de vingt‑neuf ans, a détaillé lors d’une interview les changements qui lui ont permis de décrocher ce trophée. Il confirme qu’il reste candidat à nouveau cette année, malgré la concurrence accrue.
L’interview conjointe a eu lieu avec son coéquipier du club, Khvicha Kvaratskhelia, et a été diffusée par la BBC jeudi, dans le cadre d’une campagne qui s’est intensifiée ces dernières semaines. Dembélé a ainsi pu exposer sa nouvelle approche.
Maturité et mentalité
Il indique que, à vingt‑huit ans, il a gagné en maturité, ce qui a transformé sa mentalité sur le terrain. Cette évolution l’a conduit à privilégier l’efficacité et l’aide à l’équipe plutôt que le spectacle.
« La mentalité a changé », a-t-il déclaré, précisant qu’il n’est plus le même joueur qu’à vingt ans, lorsqu’il évoluait à Dortmund. Il veut toujours marquer et délivrer des passes décisives, mais avec les années il cherche surtout l’efficacité.
Le passage à Barcelone
Il rappelle que son expérience au FC Barcelone, aux côtés de Lionel Messi, a renforcé son sens de l’efficacité. Le champion du monde 2018 explique que jouer avec les meilleurs l’a obligé à se concentrer sur la performance.
« Quand tu as vingt ans, tu veux mettre deux ou trois petits ponts, des crochets, tu entends le public qui crie, c’est normal », a-t-il souri, ajoutant que « au fil des années, j’ai surtout cherché l’efficacité ». Cette leçon, il la porte encore aujourd’hui.
Il reconnaît que remporter le Ballon d’or entraîne des attentes plus grandes et une pression accrue, mais il affirme rester fidèle à son style lorsqu’il entre sur le terrain. « Je ne change pas ma façon de jouer », insiste-t-il.
Contrairement à son coéquipier Kylian Mbappé, il ne se fixe pas sur le gain du trophée cette saison. Il a même déclaré qu’il offrirait le prix à son partenaire de club, Khvicha Kvaratskhelia, s’il ne le remportait pas.
S’il venait à remporter à nouveau le Ballon d’or, il accueillerait ce sacre avec une immense fierté, insistant que « quand tu as gagné la première fois, tu ne veux pas qu’on te dise que c’est de la chance ». Il conclut en laissant le futur ouvert.