Beaujoire figé : les repreneurs du FC Nantes sans marge de manœuvre
Dans la salle du conseil métropolitain, réunie ce vendredi, les responsables ont débattu du futur du FC Nantes alors que l’accord de vente entre la famille Kita et le consortium de Paulo Tavares avançait. Les futurs repreneurs ont immédiatement compris qu’ils devront composer avec une contrainte majeure autour du stade de la Beaujoire.
Le projet de cession, bien que déjà signé, doit encore franchir plusieurs étapes, dont l’examen obligatoire du DNCG. Aucun changement de propriétaire ne pourra donc se concrétiser tant que cette autorité n’aura pas donné son accord.
Le rôle du PLU et les limites foncières
Emmanuel Terrien, vice‑président chargé des sports, a rappelé que « toute évolution du foncier de la Beaujoire nécessiterait une modification du PLU ». Il a ajouté que ce scénario « n’est pas d’actualité, ni aujourd’hui, ni demain », soulignant l’impossibilité d’un nouveau projet immobilier à court terme.
Le PLU, qui régit l’usage du sol dans les vingt‑quatre communes de la métropole, encadre strictement les possibilités de construction autour du stade. Ainsi, les acquéreurs ne pourront pas compter sur une transformation du terrain pour développer un nouveau complexe sportif.
Une offre de 15 millions d’euros repousse le projet de Paulo Tavares au FC Nantes
Conséquences pour les futurs repreneurs
Nantes Métropole a précisé qu’elle restera propriétaire de la Beaujoire et qu’elle investira 4 millions d’euros en 2026 pour réparer des désordres structurels dans la tribune Loire. Aucun chantier d’envergure ni aucun déplacement du site ne sont envisagés.
Cette position contraste fortement avec les ambitions affichées par Waldemar Kita durant son mandat, notamment le projet YelloPark qui a été abandonné en 2019 après que la métropole a mis fin à la cession d’une parcelle destinée à un nouveau stade.
Le conseil a également indiqué que ni les propriétaires actuels du FC Nantes ni le consortium mené par Paulo Tavares n’ont encore contacté la métropole, qui ne possède aucun droit de veto mais conserve une influence décisive sur l’avenir du stade.
En définitive, le futur propriétaire du FC Nantes hérite d’un cadre immobilier figé, limitant les options de développement et imposant de travailler autour d’un stade dont la structure et le site resteront inchangés dans l’immédiat.