Coupe du Monde
Belgique vise la Coupe du monde de foot‑fauteuil malgré un budget serré
La sélection belge de foot‑fauteuil se prépare à disputer la Coupe du monde qui se déroulera du 15 au 24 octobre à Buenos Aires, en Argentine, après s’être qualifiée grâce à une quatrième place à la Nation's Cup 2025 et représente une étape majeure pour le sport en Belgique.
L’équipe belge comptera huit athlètes en situation de handicap, accompagnés de 14 membres du staff, formant une délégation de 22 personnes. Le budget total estimé s’élève à 100 000 euros, couvrant les billets aller‑retour, le transport du matériel et les frais logistiques. Une campagne de financement participatif a déjà récolté environ 50 000 euros, grâce au soutien de la Fédération Wallonie‑Bruxelles et de Cap 48. Le football en fauteuil, classé parmi les Sports adaptés, se développe doucement en Belgique, selon Sébastien Sterpigny.
Un défi logistique et financier
Envoyer huit personnes en fauteuil roulant à l’autre bout du monde représente un véritable défi organisationnel. Le coût des déplacements, de l’équipement spécialisé et de l’hébergement impose une pression financière importante sur les joueurs. Les frais de compétition restent à la charge des athlètes, même après le crowdfunding.
Robin Caudron, entraîneur de la sélection, précise que le groupe ne se fixe pas d’objectif précis après quinze ans d’absence. « Nous allons là‑bas pour gagner de l’expérience, tant sur le plan sportif que logistique », a‑t‑il déclaré. Il ajoute que chaque joueur vise un Top 5, mais sans pression excessive.
Les responsables de l’équipe nationale expliquent que cette participation s’inscrit dans un projet national ambitieux visant à renforcer la structure du foot‑fauteuil et à lui offrir une visibilité internationale. Ils souhaitent que l’expérience acquise serve de levier pour développer la discipline en Belgique. Le succès à la Nation's Cup a déjà relancé l’engouement local.
Développement du foot‑fauteuil en Belgique
Depuis sa relance en 2022, le foot‑fauteuil compte près de 45 joueurs répartis dans cinq équipes de championnat, avec l’objectif d’en créer cinq supplémentaires d’ici cinq ans. Sébastien Sterpigny, spécialiste du RWDM et du sport régional, souligne que le nombre d’équipes est passé d’une en 2019 à cinq en 2020, puis à cinq aujourd’hui, malgré le coût d’une chaise de compétition estimé à 10 000 euros. Il estime que le sport se développe bien, grâce à l’engagement des clubs et des collectivités.
Le foot‑fauteuil, selon les porte‑paroles, transforme l’activité physique en un exercice accessible qui améliore la confiance en soi et prévient les complications liées à la sédentarité. Les déplacements, accélérations et changements de direction sollicitent le cœur, la respiration, le tronc et les membres supérieurs, favorisant l’endurance et la condition cardio‑respiratoire. Cette pratique contribue ainsi à réduire les risques d’obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires chez les personnes handicapées.