L'avertissement sévère de Benatia et un tournant plein d'espoir pour l'avenir de l'OM
L’interview franche de Medhi Benatia dresse un tableau saisissant de la médiocrité persistante de l’Olympique de Marseille tout en exprimant simultanément l’optimisme que la nouvelle direction pourra enfin assainir la culture du club. Il revient sur une année tumultueuse marquée par des défaites humiliantes et une relation rompue avec l’ancien entraîneur Roberto De Zerbi, tout en promettant de revenir en tant que supporter payant.
L’interview a été publiée dans France Football le samedi 8 août, après que Benatia ait officiellement quitté son poste de directeur du football à l’OM durant l’été. Il a repensé à son mandat d’un an et demi, qu’il a décrit comme épuisant et devenu un cauchemar lors de la dernière saison.
Benatia n’a pas mâché ses mots, qualifiant l’environnement du club de « médiocrité toujours présente » et affirmant qu’elle est « bien ancrée » dans le bâtiment de la Commanderie. Il a déclaré que le bâtiment de la Commanderie est « tellement rempli de médiocrité ».
Il a décrit son mandat comme une « guerre permanente » et a indiqué que son objectif était de « nettoyer le club » en profondeur, en appliquant la discipline qu’il avait observée en Italie et en Allemagne. Il a également affirmé avoir tenté d’imposer des routines disciplinées basées sur ses expériences en Italie et en Allemagne.
Benatia a imputé la faiblesse mentale de l’équipe à la défaite à domicile contre l’Atalanta Bergame en novembre, à l’humiliation subie face à Bruges en janvier, et à deux revers contre Nantes, qu’il a qualifiés de plus faibles qu’il ait jamais vus en Ligue 1. Il a soutenu que le manque de force mentale de l’équipe était catastrophique et une responsabilité partagée entre lui-même et les entraîneurs.
Il s’est rappelé que même Roberto De Zerbi, qui avait tenté de combattre la médiocrité, a fini par démissioner parce qu’il ne pouvait plus supporter la situation. Benatia a souligné que le départ de De Zerbi mettait en lumière la profondeur du problème.
Benatia a salué le nouveau staff, notant que Genesio a apporté un très bon entraîneur, que Greg Lorenzi s’est imposé à Brest, et que Titou Hasni réalise un travail monstrueux avec l’académie. Il a exprimé l’espoir que l’académie, dirigée par Titou Hasni, produira bientôt des talents issus du vivier local.
Aujourd’hui, il déclare être de nouveau supporter, prêt à acheter un billet et à assister aux matchs au Vélodrome, même si il reste à voir comment les supporters accueilleront sa présence dans les tribunes. Le retour de l’ancien directeur dans les gradins pourrait marquer un nouveau chapitre dans la relation du club avec ses supporters.