Bordeaux en pourparlers décisifs avec Park Bench pour éviter la liquidation
Dans les bureaux du tribunal de commerce de Bordeaux, un avocat des Girondins a déclaré ce vendredi que le club était en discussion avec le fonds américain Park Bench afin d’éviter la liquidation judiciaire qui menace le club depuis le début du mois de septembre.
Discussions avec le fonds Park Bench
Le représentant de Park Bench, présent au tribunal, a indiqué que le fonds avait débloqué 10,6 milliards d’euros pour prolonger le séquestre nécessaire à la continuité du club. Cette somme vise à prévenir la cessation de paiements et à permettre la poursuite des activités sportives des Girondins.
Park Bench, associé au fonds britannique Sparta Capital, avait déjà exercé des pressions en août auprès des instances fédérales pour maintenir le club au niveau national (N1 ou N2), mais sans succès. Après la confirmation de la relégation en division Régionale, le fonds avait annoncé son retrait, précisant que son offre était conditionnée à la participation du club aux championnats nationaux.
Perspectives et enjeux sportifs
Selon Sud Ouest, un accord de rachat des parts détenues par l’actuel propriétaire Gérard Lopez pourrait être finalisé mardi, incluant la renégociation des dettes accumulées sous sa direction. En cas de succès, la Commission régionale de contrôle de gestion de la Ligue Nouvelle‑Aquitaine décidera de la division (R1, R2 ou R3) où les Girondins évolueront cette saison.
Sans cet accord, la liquidation du club pourrait être prononcée d’ici la fin septembre, mettant fin à l’histoire du sextuple champion de France qui n’a encore disputé aucun match officiel cette saison.
Le 3e tour de la Coupe de France contre Saintes, reporté de deux semaines, est prévu ce dimanche à 15 h00, mais le club de Charente‑Maritime a indiqué ne pas pouvoir accueillir les Girondins en raison d’un coût estimé à 40 000 euros et des contraintes de sécurité liées aux groupes d’Ultramarines et de North Gate.
Les Girondins ont affirmé être conscients des contraintes et des impératifs de sécurité pour les petits clubs amateurs, rappelant avoir alerté la Fédération française de football dès l’été sur les difficultés potentielles d’une relégation en Régional. La préfecture de Charente‑Maritime et la FFF n’avaient pas répondu aux sollicitations de l’AFP vendredi après‑midi.