Ligue 1
Bordeaux joue à huis clos, l’ES Saintes esquive 39 700 euros
L’ES Saintes devait recevoir les Girondins de Bordeaux en Coupe de France le dimanche 20 septembre au stade Yvon‑Chevalier, mais la préfecture avait exigé 39 700 euros pour la sécurité, une somme que le club amateur ne pouvait assumer.
Cette rencontre était présentée comme une date à part pour les Saintais : une affiche à partager, des tribunes à remplir et l’occasion de faire connaître le club. Pendant dix jours, les dirigeants ont surtout dû se battre pour que le match ait lieu.
Une exigence de sécurité de 39 700 euros
Johan Bernardin, vice‑président de l’ES Saintes, a expliqué dans une vidéo publiée jeudi que la préfecture réclamait 39 700 euros pour mobiliser des CRS. Cette charge était hors de portée d’un club de Départemental 2, qui n’aurait pas pu la supporter.
« Nous nous faisons une joie de jouer contre les Girondins après le tirage au sort », a déclaré Johan Bernardin, cité par Footamateur, avant que la somme ne devienne un point de négociation plutôt qu’une facture définitive.
Le match autorisé à huis clos
Vendredi soir, la Ligue de Nouvelle‑Aquitaine a annoncé que la préfecture autorisait la rencontre à 15 h, à huis clos et « sans coût financier à la charge du club recevant ». Ainsi, Saintes pourra jouer sans régler la somme initialement demandée.
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Le huis clos supprime toutefois toute recette attendue : aucune billetterie, aucune buvette, et aucun chiffre documenté ne permet d’estimer le manque à gagner. Présenter les 39 700 euros comme la perte du week‑end serait donc trompeur.
Enjeux plus larges pour la Coupe de France
Face à cette impasse, la Ligue a d’abord envisagé d’inverser le match, puis de le déplacer au centre technique régional de Puymoyen, mais les services de l’État n’avaient pas les forces disponibles pour sécuriser la rencontre. Le président de la Ligue, François Grenet, a demandé à être reçu par la préfète afin de définir des conditions adaptées aux prochains clubs amateurs.
Johan Bernardin a annoncé sa démission vendredi soir, estimant ne pas avoir rempli la mission qu’il s’était fixée. Il se dit heureux d’avoir protégé financièrement le club et confirme qu’aucune dépense ne sera supportée pour ce duel, même s’il assistera dimanche pour soutenir les joueurs.
Le cas de Bordeaux, désormais officiellement en Régional 1, montre que même un club de haut niveau peut imposer des exigences de sécurité hors de portée d’un club de Départemental 2. La Coupe de France traverse une période d’incertitude économique et organisationnelle, notamment autour de ses droits de diffusion, ce qui rend chaque rencontre amateur cruciale pour l’avenir du tournoi.