Champions League
Choc de Ligue : Lyon doit choisir voie européenne avant Sparta Prague
Ce mardi à Prague, l’Olympique Lyonnais (OL) entame sa route sinueuse vers la qualification en Ligue des champions contre le Sparta Prague, une compétition à laquelle il ne participe pas depuis le Final 8 de 2020. Au cœur d’une stabilisation structurelle, le club rhôn‑Alpin doit très rapidement décider quel bois il réchauffera sur la scène européenne, et il fait face à un choix décisif. Les saisons se succèdent mais ne se ressemblent jamais ; il y a six ans, pendant la pandémie de Covid‑19, Lyon s’est envolé vers le Final 8 portugais et a écrit sa deuxième meilleure histoire européenne. Six ans plus tard, l’équipe se trouve au pied d’une montagne pragoise qui semble franchissable, offrant la chance de revenir enfin en Ligue des champions après une longue absence. Sur le papier, l’OL possède désormais les armes pour atteindre la phase de groupes, mais il doit livrer une performance solide lors du match aller du troisième tour à Prague à 20 h, puis confirmer son avantage une semaine plus tard au Groupama Stadium, avant un éventuel barrage contre le Fenerbahçe (Turquie) ou le Sturm Graz (Autriche). La première affaire à régler est le Sparta Prague, un obstacle à ne pas prendre à la légère compte tenu de la participation du club tchèque à la Ligue des champions la saison dernière. Le vol de l’OL pour Prague a été retardé lundi soir, et le coach Paulo Fonseca est arrivé sans cinq figures clés : le défenseur tchèque Pavel Šulc, la nouvelle recrue Mads Bidstrup (tous deux soignant des blessures au genou), Khalis Merah, le finaliste de la Coupe du monde Nicolás Tagliafico et le suspendu Moussa Niakhaté. Des inquiétudes offensives persistent malgré la présence du revanchard Loïs Openda, aggravées par les erreurs récentes en amical contre le Real Betis et la rivalité avec le Slavia Prague ; Dominik Greif a admis : « Nous avons concédé des buts en préparation, mais c’était peut‑être un problème de concentration. » Fonseca a réitéré la mentalité du club : « Nous jouons le championnat pour nous qualifier. Le club a attendu cette chance, alors nous devons tout donner. » Ajoutant du piment, l’agent double Adam Karabec, qui avait impressionné à Lyon la saison dernière avant l’arrivée d’Endrick, revient maintenant à Sparta en pleine forme, alimentant les informations ; Brian Priske, l’entraîneur danois du Sparta, a déclaré : « Il sait comment l’équipe s’entraîne, joue, prépare ses matchs et élabore ses plans de jeu. » La direction des Rouge et Bleu reste pragmatique, reconstruisant financièrement après l’ère Textor avec des accords tels que le prêt d’Openda, l’arrivée de Julien Duranville et le pari sur Mads Bidstrup, tout en restant en dessous d’une dépense de 30 millions d’euros. Une qualification en Ligue des champions pourrait renforcer l’attractivité du club sur le marché et aider à compenser les ventes estivales potentielles de Šulc, Fofana et Nuamah.