Coupe du Monde
Comment Lammens a tourné la page après son erreur face à l’Espagne
Dans les couloirs du SoFi Stadium de Los Angeles, le 10 juillet, le gardien belge Senne Lammens, casque sur les oreilles, errait seul, le regard perdu, après l’élimination de la Belgique contre l’Espagne. Il venait de laisser passer la frappe de Pau Cubarsí, permettant à Mikel Merino d’inscrire le but victorieux (2‑1) en quart de finale de la Coupe du monde.
Une réaction immédiate et soutenue
« Il ne s’est pas enfermé dans son chagrin », a déclaré la Fédération belge, soulignant que Lammens avait rapidement dépassé le « sentiment de merde » qu’il avait lui‑même décrit. Le même jour, Manchester United a publié sur Instagram : « Garde la tête haute, Senne. Nous sommes tous avec toi », un message qui a renforcé son moral.
Le soutien familial et les vacances réparatrices
Après le match, Lammens a retrouvé ses parents, son frère et sa compagne Vanessa à Los Angeles, profitant d’une parenthèse bienvenue. Il a ensuite prolongé son séjour aux États‑Unis, visitant New York avant de s’envoler vers le lac des Quatre‑Cantons en Suisse, où randonnées, nature et golf ont aidé à recharger ses batteries.
Débriefing technique et confiance intacte
Le lendemain, quelques heures avant le retour de la sélection en Belgique, Lammens a revu la rencontre avec l’entraîneur des gardiens, Guy Martens. Le diagnostic était clair : il aurait dû plonger les mains en avant sur Merino, mais la confiance de la Fédération belge n’a pas vacillé.
Le gardien n’a pas repris l’avion pour Bruxelles, préférant rester quelques jours à Los Angeles avec sa compagne, puis poursuivre ses vacances. Cette pause était d’autant plus nécessaire après une année mouvementée : un transfert d’Anvers à Manchester United, suivi d’un quart de finale de Coupe du monde.
Retour anticipé à Manchester
Lammens devait initialement reprendre l’entraînement à Manchester le 3 août, mais il est revenu quatre jours plus tôt, désireux de retrouver les terrains seulement vingt jours après le quart de finale. À son arrivée le 30 juillet, Harry Maguire l’a chaleureusement accueilli, illustrant l’estime de ses coéquipiers.
Malgré un but évitable encaissé contre Fulham le week‑end précédent, les critiques de Paul Scholes – « Pour moi, Lammens n’est pas un gardien de classe mondiale » – n’ont pas entamé la progression du jeune Belge, qui continue de réaliser des arrêts décisifs.
© Photo News Senne Lammens. Ajoutez‑nous à vos favoris Google pour suivre son évolution.