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Dans le milieu d’Anderlecht, l’absence de Koutsoupias trouble le Jupiler Pro League
Dans le vestiaire du Jan Breydel, le silence pesait après l’annonce de l’indisponibilité d’Ilias Koutsoupias pour la prochaine phase de groupe de la Ligue Europa. Sans le Grec, le Sporting Anderlecht, qui ne s’est pas qualifié pour l’Europe, doit repenser son milieu de terrain, alors que la course au classement du Jupiler Pro League s’intensifie.
Options limitées autour de Koutsoupias
Romain Van der Pluym, spécialiste des Diables rouges, rappelle que Marco Kana reste la seule valeur sûre du milieu. Le Portugais estime que le meilleur tandem était composé de Koutsoupias et de Kana, duo aligné à quatre reprises depuis l’arrivée du Grec. Mais le dernier affrontement contre le Cercle a montré leurs limites, Kana étant remplacé à la pause.
En coulisses, le regret est palpable : Koutsoupias ne figure pas sur la liste européenne du Sporting pour 2026. Aucun autre joueur ne se démarque clairement, même si au moins quatre prétendent aux deux places disponibles dans l’entrejeu. Les combinaisons testées – Llansana‑Amane, Llansana‑Saliba, et d’autres – n’ont été utilisées qu’une fois chacune, sans convaincre pleinement.
Le rôle croissant de Kana
Marco Kana, Bruxellois, compte déjà treize titularisations cette saison, preuve de la confiance de Vitor Bruno. Malgré cela, son début de campagne a été entaché d’erreurs coûteuses, notamment contre le Cercle où il a été sorti à la mi‑temps. Le staff attend de lui qu’il prenne davantage de responsabilités, qu’il dicte le jeu et devienne une véritable plaque tournante.
Le coach ne voit pas de meilleur candidat pour le poste de numéro six. Il estime que le milieu a livré bien plus de bons matchs que de mauvais, citant la remontée contre Lyon où Kana a redonné du sang au Sporting après la mi‑temps.
Parmi les autres options, Roméo Amane a eu une courte apparition éclair de dix‑huit minutes contre Lyon, mais n’a pas convaincu et n’a plus eu l’occasion de se montrer depuis. Recruté au Rapid Vienne, il est décrit comme un pur récupérateur doté d’une explosivité impressionnante, mais son impact reste limité.
Antoine Sibierski, qui a investi six cent mille euros pour acquérir Koutsoupias, n’est point critiqué pour cette dépense. Au contraire, l’opération est jugée compensatrice, même si le club devra se passer du joueur pour la phase de groupe de la Ligue Europa. La question qui persiste est donc : qui pourra réellement prendre le relais dans le milieu d’Anderlecht?