Dans le vestiaire d’Auxerre, Romain Faivre qualifié de branleur
Dans le vestiaire d’Auxerre, le milieu offensif Romain Faivre, arrivé en prêt de Bournemouth en janvier, suscite toujours les débats. Son talent ne semble faire aucun doute, mais son comportement a longtemps alimenté les réserves, comme le montre la formule violente qui le résume.
Une réputation tenace
Lorsqu’il a débarqué à Auxerre, le joueur a été résumé par la phrase « C’est un branleur, il ne défend pas mais il a un talent incroyable ». Cette description, à la fois crue et flatteuse, a rapidement circulé dans le vestiaire. Son attitude a alors été perçue comme un obstacle à son intégration.
Quinze jours seulement après son installation, il s’est disputé avec son coéquipier Lamine Sy. Les deux hommes, qui avaient collaboré dans le couloir droit quelques jours auparavant, ont dû être séparés. L’incident est aujourd’hui présenté comme un « non‑événement » par son entourage.
Romain Faivre a également été publiquement repris par Christophe Pélissier pour son manque d’investissement après une titularisation contre Toulouse. Une soirée passée avec l’entraîneur dans une pizzeria du centre‑ville aurait ensuite permis de dissiper les doutes et de rétablir le dialogue.
Le directeur sportif David Wantier a finalement obtenu la prolongation du prêt après six premiers mois jugés encourageants. Cette décision reflète la confiance renouvelée du club dans le potentiel du joueur, malgré les controverses passées.
Un nouveau souffle à Auxerre
Le début de saison confirme ce qu’Auxerre avait entrevu : Faivre se montre décisif, participe aux buts et paraît beaucoup plus concerné. Contre Brest, il a influencé le succès auxerrois après son entrée en jeu, même si son geste adressé au banc après le deuxième but a rappelé que la tension n’était pas totalement dissipée.
Selon son entourage, il aurait énormément travaillé durant l’été et serait particulièrement motivé par la possibilité de s’inscrire enfin dans un projet de longue durée. À 28 ans, le gaucher semble avoir compris que son talent ne suffira plus. La vraie question n’est donc pas de savoir s’il possède les qualités nécessaires, mais combien de temps il parviendra à maintenir ce niveau d’exigence.