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De Westerlo à Charleroi, l’humour inoubliable de Toni Brogno

Alors que les obsèques de Toni Brogno coïncident avec le duel de Westerlo contre Charleroi, les proches se souviennent de son humour légendaire. Le texte débute par les mots « Images » et « Discover », et les souvenirs se déroulent dans le cadre de la Jupiler Pro League.
Souvenirs des proches
Jef Delen, Laurent Ciman, Jonathan Bourdon, Frank Defays et Mario Notaro évoquent leurs nombreux souvenirs avec Toni Brogno. Le journaliste Julien Parcinski, ainsi que Jonathan Bourdon et Jef Delen, ont vécu des moments formidables à ses côtés. Plus de 72 heures se sont écoulées, mais l’émotion continue de paralyser les gorges nouées de ceux qui l’ont côtoyé.
La disparition de Toni Brogno a fait pleurer l’ensemble du football belge. Ses obsèques se tiendront le jour du match entre Westerlo et Charleroi, les deux clubs où il a le plus joué. Il avait donné le coup d’envoi au Kuipje lorsque les équipes s’étaient rencontrées le 12 février 2025. Jonathan Bourdon confirme que Toni adorait assister à ce duel.
De 1997 à 2000, Jonathan Bourdon et Toni Brogno effectuaient chaque jour les trajets entre le Hainaut et la Campine. Bourdon, ancien gardien, raconte qu’ils habitaient au même endroit et qu’il n’avait pas le permis, les obligeant à passer trois heures quotidiennement sur la route. Il ajoute que sans le soutien de Toni il n’aurait peut‑être pas franchi le cap pour devenir professionnel.
Anecdotes et humour
Bourdon se souvient des longs trajets en voiture où il n’y avait jamais de silence, sauf quand le passager s’endormait. Il raconte qu’un journaliste appelait Toni, et il savait alors ce qui sortirait le lendemain dans la gazette. À Charleroi, les joueurs se souviennent de ses blagues, comme placer des cure‑dents sur les chaises pour faire se relever rapidement les assis. Il se cachait derrière la porte du local des kinés et lançait un gros ballon d’équilibre, faisant tomber de nombreux coéquipiers, dont le présentateur Luk Alloo qui l’a mal pris.
Lors de son premier stage avec l’équipe première, Kevin Vandenbergh a vu Toni arroser la chambre d’un feu d’incendie d’eau aux Pays‑Bas. Pendant son deuxième passage à Charleroi de 2004 à 2006, il prenait chaque jus de la salle de gym pour ses coéquipiers, puis repartait avec tous les jus. Frank Defays estime qu’il valait mieux l’avoir avec soi que contre soi. Sur le terrain, il était surnommé « la Fouine », sentait les opportunités et se montrait décisif devant le but.
Laurent Ciman souligne qu’il savait être sérieux quand il le fallait et franc lorsqu’il avait quelque chose à dire. Ciman ajoute que lors des exercices techniques devant le but, ses yeux d’enfant donnaient l’impression qu’il jouait dans une cour de récréation. Son optimisme remontait le moral de tout le monde, selon Ciman. Mario Notaro rappelle que Toni est arrivé en 1994 avec l’envie d’aider tout le monde.
Notaro décrit son premier match Pro en Coupe d’Europe contre Bucarest comme incroyable. Jef Delen se dit heureux et reconnaissant d’avoir évolué aux côtés de Toni Brogno. Ce samedi au Kuipje, de nombreux supporters se souviendront du privilège d’avoir vu jouer Toni Brogno.