De Zerbi réduit à dix-huit mois à l’OM, projet de trois ans avorté
Roberto De Zerbi n’a duré que dix-huit mois à l’Olympique de Marseille, bien loin des trois ans prévus, tandis que la saison précédente a été marquée par un clash violent à Rennes entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe, plongeant l’OM dans un psychodrame.
Un projet de trois ans écourté
Le mandat de De Zerbi devait initialement s’étendre sur trois ans, mais il a quitté le club après seulement dix-huit mois, laissant l’OM à la recherche d’un successeur. Zerbi a été engagé avec l’objectif de redonner du style à l’OM, mais la rupture a laissé un vide stratégique à mi‑saison.
Le passage de De Zerbi a été décrit comme une montagne russe, mêlant coups d’éclat et coups de gueule, parfois même des coups de sang. Ces épisodes ont parfois engendré des tensions entre le staff technique et les joueurs, nuisant à la préparation collective, et des victimes collatérales ont été signalées, entraînant un préjudice considérable pour l’OM à l’arrivée.
Le clash à Rennes et ses répercussions
Le face‑à‑face entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe à Rennes a été qualifié de « violence inouïe » par le président Pablo Longoria. Après plusieurs jours d’atermoiements, les deux joueurs ont quitté l’OM, la direction ayant adopté des postures parfois forcées.
Cet épisode a sans doute alourdi la charge de l’OM lors du dernier exercice, affectant les performances de l’équipe. Les résultats de l’équipe ont chuté, avec plusieurs matchs perdus dans la deuxième moitié du championnat, limitant la cohésion du groupe.
Roberto De Zerbi, plus décisionnaire qu’il n’y paraît dans cette affaire, n’a pas pleinement assumé son rôle, se sentant protégé par ses supérieurs, notamment sur le plan médiatique. Il a souvent été défendu par la direction, qui a minimisé son implication dans les différends.
L’an précédent, le milieu canadien Ismaël Koné avait également souffert des humeurs du stratège italien, envoyé à Rennes avant de s’épanouir chez Sassuolo. Sa sortie de l’OM a été perçue comme une perte, mais son ascension à Sassuolo a prouvé son talent.
Amir Murillo a déclaré lors d’une conférence de presse que « quelque chose de personnel avec l’entraîneur » avait conduit à son départ, estimant un manque de respect. Il a souligné que le problème n’était pas lié à la performance de l’équipe, mais à une relation personnelle détériorée avec l’entraîneur, et le latéral panaméen a quitté Marseille pour Istanbul à la toute fin du mercato hivernal, un transfert qui a coûté cher à l’OM durant la seconde moitié du championnat.
Ainsi, le contraste entre les ambitions initiales d’un projet triennal et la réalité d’un mandat écourté, ponctué de conflits violents, montre à quel point les promesses de De Zerbi se sont heurtées à une série de crises internes, laissant l’OM à la recherche d’une stabilité durable. Les prochains dirigeants devront réévaluer la gouvernance du club pour éviter que de telles dérives ne se reproduisent.