Défaite de Marseille en Europa alimente doutes sur un effectif limité
Marseille a entamé le affrontement Europa de jeudi avec l’espoir d’une rédemption après une lourde défaite 4-1 contre Besiktas, mais la défaite 0-1 face à l’Olympiacos au Vélodrome a laissé les supporters et les médias locaux se demander si une campagne européenne valait la contrainte imposée à un effectif épuisé.
Premiers revers dans le groupe Europa
Le match contre l’Olympiacos, qui fait partie de la phase de groupes de la Ligue Europa, a vu les visiteurs l’emporter d’un seul but, prolongeant la série de deux défaites de Marseille en autant de matchs contre des adversaires bien en dessous du niveau élite du continent. La défaite 4-1 précédente contre Besiktas avait déjà mis en évidence le fossé de qualité et laissé le club avec un bilan de deux victoires et six défaites depuis le début de la saison. Les deux résultats ont intensifié le examen de la stratégie du club dans la compétition.
Contraintes d’effectif et pression financière
L’entraîneur Bruno Genesio a aligné une composition comprenant des noms expérimentés tels qu’Aguerd, Abdelli, Gomes, Paixao et Maupay, Harit, Gouiri et Kondogbia étant introduits plus tard, mais l’équipe n’a pas pu renverser le déficit. Le club a entamé la campagne après un mercato qui n’a donné aucune nouvelle recrue, laissant un effectif mince tant en nombre qu’en qualité, une situation imposée par la situation financière précaire de Marseille. Ce manque de profondeur a été cité par la presse comme un facteur clé derrière le « terrible bilan » que l’équipe affiche actuellement.
Les journaux locaux, dont Le Phocéen, ont fait écho au sentiment que « tout le monde le savait » que l’aventure européenne était risquée compte tenu de l’effectif limité, et se sont demandé comment l’équipe pouvait concourir sur deux fronts. Les supporters ont fait écho à la frustration, un supporter déplorant une fatigue due aux crampes à la 75e minute et un autre exigeant que l’équipe se concentre uniquement sur le championnat national. L’atmosphère au Vélodrome est devenue hostile, des sifflets se faisant entendre au moment du coup de sifflet final.
Le choc en Ligue Europa voit Marseille espérer remonter le moral au Vélodrome
Le commentaire de La Provence a souligné l’ironie que l’Olympiacos, tout comme Besiktas, n’étaient pas des puissances européennes, pourtant ils ont obtenu six points en deux matchs, un total que Marseille n’a pas pu égaler malgré sa tête de tête du classement de la Ligue 1 et pouvant potentiellement mener le groupe Europa dans un classement hypothétique « défaites‑encourageantes ». Le journal a averti que la compétition Europa risque désormais de devenir un fardeau supplémentaire dans une saison déjà compliquée.
L’Équipe a noté un changement dans le ton de la foule locale, observant que le soutien « encourageant » qui marquait le début de la campagne a cédé la place à l’impatience à mesure que les tribunes deviennent agitées. Le média a décrit la situation comme un « calvaire » pour Marseille depuis août, soulignant le fossé croissant entre les ambitions du club et les réalités sur le terrain.
Dans l’ensemble, les deux défaites contre Besiktas et Olympiacos ont suscité un débat plus large sur la pertinence de poursuivre la gloire européenne lorsque l’effectif manque de profondeur pour la soutenir, un récit qui domine désormais la couverture médiatique de Marseille.