Ligue 1
Di Meco compare le jeu statique d'Egan‑Riley aux passes d'un homme de 63 ans
Olympique de Marseille a mis fin à une série de quatre défaites consécutives avec une victoire 0‑2 à Troyes dimanche, mais l’ancien défenseur Eric Di Meco était loin d’être convaincu, comparant le style défensif de CJ Egan‑Riley à celui d’un homme de 63 ans qui ne progresse jamais.
La victoire est arrivée lors de la sixième journée de la Ligue 1 et a offert à l’équipe de Bruno Genesio un bref souffle de soulagement dans la partie basse du tableau. Pourtant, la qualité du jeu a laissé de nombreux observateurs mal à l’aise, l’équipe peinant à créer des occasions malgré la cage inviolée.
Le Super Moscato Show suscite des critiques
Lundi, le Super Moscato Show a été diffusé sur RMC, où le commentateur Rothen a explosé contre les performances de plusieurs joueurs olympiens. Il a mis en avant Igor Paixao et, surtout, CJ Egan‑Riley pour leurs prestations ternes.
La tirade de Rothen a souligné ce qu’il a qualifié de prestation « catastrophique » des attaquants de Marseille, suggérant que l’effort collectif de l’équipe faisait cruellement défaut.
L’évaluation franche de Di Meco
Lors du même programme, Di Meco a averti que, s’il était leur entraîneur, il allouerait un pourcentage des salaires des joueurs à un fonds de type Bosman, rappelant l’arrêté de 1995 qui a mis fin aux quotas de joueurs étrangers. Il a soutenu que sans cette décision de nombreux talents français seraient bloqués dans les divisions inférieures.
Il a ensuite dirigé son attention vers Egan‑Riley, accusant le défenseur central de passer quatre-vingt-dix minutes à faire des passes latérales sans jamais avancer pour créer de l’espace. « Je pourrais jouer ainsi à 63 ans avec des passes latérales », a déclaré Di Meco, ajoutant que même Aguerd parvient à avancer, contrairement à son coéquipier.
Di Meco a également visé Igor Paixao, qualifiant ses prestations de « catastrophiques » et soulignant que l’avant‑centre se morfond souvent sur le terrain, tout en louant l’énergie des jeunes joueurs.
Les critiques de Rothen et de Di Meco soulignent les doutes persistants concernant la solidité défensive de Marseille, même après avoir mis fin à leur série de défaites.