Eredivisie
Dix ans de VAR : le débat sur les centres de relecture révèle la frustration des arbitres
Le 25 septembre 2026 à 18h00, le KNVB‑secrétaire‑général Gijs de Jong, le chroniqueur Sjoerd Mossou et l’arbitre‑chef Raymond van Meenen se sont réunis dans le tout nouveau Replay Center à Zeist pour une table ronde sur dix ans de VAR, où les irritations des images vidéo dans le vestiaire étaient au centre.
L'espace, que De Jong décrit comme une combinaison d'un studio TV et d'un vaisseau spatial, est équipé de nombreux moniteurs et d'une banque centrale de replays. « Assez bien réussi, n'est‑ce pas ? » demande-t-il en inspectant l'environnement high‑tech. Le reporter footballistique Fabian van der Poll a noté l'ambiance dans le centre.
Raymond van Meenen, qui envoie encore un e‑mail et félicite Cees de Bruin pour son 97e anniversaire, sort une pile de vieux papiers. Dans le dossier « Arbitrage 2.0 » se trouvent les premières esquisses du Replay Center, qu'il a récemment rangées dans son garage.
Plans VAR originaux révélés
Les documents originaux, photographiés par Vincent Jannink de Pro Shots, montrent les premiers concepts de l'infrastructure VAR. « Ça peut aller au musée », remarque le chroniqueur Sjoerd Mossou en étudiant les dessins jaunis.
Il y a dix ans, le 21 septembre 2016, le premier VAR en direct a été utilisé lors du match Ajax – Willem II, la première fois que le système a été employé sur le sol néerlandais dans une compétition officielle de haut niveau.
Raisons et frustrations derrière la VAR
De Jong explique que les médias se plaignaient chaque semaine à l'époque des coudes et des erreurs, poussant les clubs à exiger que chaque faute soit corrigée. Van Meenen ajoute qu'il connaît lui‑même la douleur d'une décision manquée : « Dans le vestiaire, on pouvait parfois s'enfoncer dans le sol en revoyant les images. »
Mossou, qui était au départ très enthousiaste, se souvient d'un match de play‑off entre le NAC et le NEC en 2017 où une décision VAR a, en quelques minutes, accordé un penalty et assuré la montée. « En tant que supporter, je ne peux plus célébrer un but », conclut‑il, soulignant l'irritation persistante.
La discussion au Replay Center souligne que, malgré dix ans de progrès technologique, la manière dont la VAR est appliquée soulève encore des questions sur l'expérience des joueurs, des arbitres et des supporters.