DNCG bloque l’OM, Stéphane Richard reconnaît un écart salarial de 30 à 35 %

Le 2 septembre, à la clôture du mercato estival, Stéphane Richard, président de l’OM, a déclaré sur RMC que les objectifs de masse salariale pour la saison 2026‑2027 n’étaient pas atteints. Il a ajouté que le club n’était pas encore à la cible mais avait fait le maximum selon le marché, insistant sur la nécessité de vendre sans brader les joueurs.
Malgré la cession de huit joueurs de choix et l’absence de tout nouveau recrutement, la direction phocéenne n’a pas respecté les engagements pris auprès de la DNCG. La DNCG, autorité de contrôle financier, doit auditionner le club le mois prochain pour vérifier les progrès réalisés.
Pression de la DNCG et réduction salariale
Deux mois auparavant, Stéphane Richard avait expliqué que le frein imposé par la DNCG était si brutal qu’il aurait fallu vendre presque toute l’équipe avant de recruter. Il a précisé que la masse salariale avait été réduite de 30 à 35 % par rapport à la saison précédente, un effort inédit dans l’histoire du club.
La DNCG attendait toutefois une baisse de 40 % et pourrait infliger de nouvelles sanctions, au-delà du plafonnement salarial et des indemnités de mutation décrétés le 26 juin. De nouvelles mesures ne sont donc pas exclues.
L’OM a tout tenté pour satisfaire les instances françaises, selon, qui signale des négociations en cours avec plusieurs joueurs de Bruno Genesio pour obtenir des baisses ou reports de salaire. Ces discussions restent sans résultat.
Certains joueurs, déjà engagés dans un effort salarial, ont refusé de signer un avenant à leur contrat. Sans un apport supplémentaire de l’actionnaire principal Frank McCourt, qui recherche de nouveaux partenaires financiers, l’OM risque un hiver aussi chaotique que son intersaison.