Enquête française oppose procureurs au chef du PSG Nasser Al Khelaifi
Les procureurs français ont ouvert une enquête sur le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al Khelaifi, alléguant un conflit d’intérêts illégal, tandis que l’homme d’affaires né au Qatar et son avocat insistent sur le fait qu’il a agi de manière indépendante et impartiale.
Détails de l’enquête
L’enquête se concentre sur le double rôle d’Al Khelaifi en tant que président des champions européens du Paris Saint-Germain et de BeIN Media Group, où il occupe également le poste de président. Les procureurs affirment que sa participation à une réunion de juillet 2024 sur les droits de diffusion avec des représentants de la ligue de football française est centrale dans l’affaire.
Anticor, une organisation française anti‑corruption, a déposé la plainte, accusant Al Khelaifi d’exercer des pressions sur les membres du conseil d’administration de la ligue afin de favoriser une offre de BeIN Media Group. L’allégation porte sur une éventuelle influence indue dans les négociations des droits télévisés.
L’avocat d’Al Khelaifi, Renaud Semerdjian, a rejeté les accusations, déclarant que son client a toujours agi de manière indépendante, impartiale et objective. Il a soutenu qu’il n’existe aucune base pour l’allégation d’influence illégale.
Le parquet de Paris a confirmé l’enquête dimanche, précisant que l’affaire reste sous contrôle formel en France.
Le système judiciaire français et l’équipe juridique d’Al Khelaifi présenteront désormais leurs preuves au fur et à mesure que l’affaire progresse, soulignant la tension entre la gouvernance sportive et la propriété des médias.