Fabien Barthez rappelle le choc qui a failli tuer Ronaldo

Le décès tragique de Jesus de Miguel, survenu après un violent choc avec le gardien Jesus Owono, a rappelé la dangerosité des zones proches de la surface de réparation et a conduit l’ancien gardien français Fabien Barthez à évoquer les risques mortels du football.
Ce drame a immédiatement rappelé d’autres collisions terrifiantes, notamment le duel aérien entre Harald Schumacher et Patrick Battiston lors de la demi‑finale de Séville en 1982.
Évoquant ce souvenir, l’ancien gardien français Fabien Barthez a affirmé : « Il me semble que le docteur Maurice Vrillac (médecin des Bleus lors du Mondial espagnol de 1982) croyait que j’étais mort. Cela n’a heureusement pas été le cas pour moi, même s’il s’avère que j’ai eu des choses qui ne se sont pas vues dans l’immédiat – car les scanners et IRM n’existaient pas encore il y a quarante‑cinq ans -, et que j’en ai gardé des séquelles. »
La finale 1998, un autre moment critique
Seize ans après Séville, la finale de la Coupe du monde 1998 entre la France et le Brésil, disputée le 12 juillet au Stade de France, a failli basculer dans le drame lorsque Fabien Barthez a dû affronter le prodige brésilien Ronaldo.
Le drame de Jesus de Miguel relance le souvenir des collisions mortelles
Alors que la France venait d’ouvrir le score grâce à Zinedine Zidane, Ronaldo a reçu un ballon en profondeur et Barthez s’est précipité, frappant de son poing la tête et le thorax de l’attaquant, un choc d’une rare violence.
Le Brésilien est resté allongé, sonné, provoquant une frayeur immense parmi les joueurs et les spectateurs, tandis que les soigneurs accouraient.
Ronaldo a rapidement retrouvé ses esprits et a pu poursuivre la rencontre.
Pour Fabien Barthez, cet épisode reste son souvenir le plus marquant de la finale ; il a déclaré : « Ça a été le tournant du match. Les ballons en profondeur comme ça, ce sont les actions les plus dures pour un gardien, a-t-il confié vingt ans après. Ça se joue à la seconde près, dans un sens comme dans l’autre. Si je ne sortais pas, il arrivait seul devant moi, et si je sortais trop tard je pouvais faire une grosse faute. Je respecte beaucoup Ronaldo et j’ai tout fait pour ne pas lui faire mal. »