FC Nantes : le départ de Kita avant Noël conditionné à l’aval du DNCG
Après près de vingt ans à la tête du FC Nantes, Waldemar Kita doit envisager un départ afin de permettre au club de sécuriser un financement nouveau et de répondre aux exigences sportives et financières croissantes. Un protocole d’accord a déjà été signé, mais la transaction ne sera définitive que si le DNCG donne son aval avant Noël.
Protocole signé avec Phenix Sports Invest
Le protocole d’accord lie la famille Kita au consortium Phenix Sports Invest, conduit par Paulo Tavares, pour une opération estimée à environ 100 millions d’euros hors bonus. Cette étape marque une avancée majeure, le dossier étant décrit comme « très avancé ». Le groupe d’investisseurs a présenté un montage financier qui doit encore être validé par les autorités compétentes.
Les deux parties envisagent un passage de témoin entre novembre et décembre, ce qui permettrait à Waldemar Kita de quitter le FC Nantes avant Noël. Cette échéance s’inscrit dans la volonté de conclure rapidement la transaction, tout en respectant les procédures légales.
Condition décisive du DNCG
Le DNCG, gendarme financier du football français, doit encore examiner la solidité du montage présenté par les repreneurs. Cette validation était explicitement prévue au moment de la signature du protocole et reste le dernier obstacle avant la finalisation du transfert de propriété.
Par ailleurs, Nantes Métropole, propriétaire du stade de la Beaujoire et de la Jonelière, a indiqué début octobre ne pas avoir été sollicitée dans le cadre de la vente et a posé plusieurs questions sur le projet de financement et les ambitions réelles du consortium.
Le passage de témoin entre Kita et Tavares avance avant la DNCG
Risques de sanctions en cas de refus
Si le DNCG rendait un avis défavorable et que la vente était poursuivie, la loi du 3 août 2026 permettrait d’infliger au club des sanctions telles qu’une interdiction de montée, une rétrogradation administrative ou une exclusion des compétitions. Un simple avis défavorable ne déclencherait pas automatiquement ces mesures, mais le risque demeure.
« Kita a souvent reproché à la DNCG son laxisme avec des gens comme Gérard Lopez, John Textor, ou même vis‑à‑vis de l’OM et ses déficits colossaux », explique un ancien dirigeant de Ligue 1 à Eurosport. Il ajoute : « Mais là, la DNCG peut lui dire : « Vous êtes en train de faire ce que vous nous avez toujours reproché » ».
« Tout projet de reprise est soumis au contrôle rigoureux de la DNCG », rappelle l’entourage du propriétaire nantais. Paulo Tavares a déjà déclaré la guerre aux supporters sur les réseaux, soulignant la détermination du consortium à mener à bien le rachat.
En définitive, la vente du FC Nantes ne pourra être considérée comme totalement bouclée que si le DNCG valide les garanties financières présentées. Dans le cas contraire, le club pourrait faire face à des sanctions lourdes, retardant voire empêchant le départ de Kita avant Noël.