FC Nantes, vente de 100 millions, mais l’accord reste à valider
Le FC Nantes a signé mardi un protocole d’accord de vente avec Phenix Sports Invest, dirigé par l’entrepreneur et conseiller sportif Paulo Tavares, pour une opération évaluée à environ 100 millions d’euros hors bonus. Cette étape suit des années de rumeurs, d’approches avortées et de projets sans lendemain qui avaient longtemps plané sur le club.
Des années de rumeurs enfin concrètes
Après des années de rumeurs, d’approches avortées et de projets sans lendemain, le FC Nantes n’a jamais semblé aussi proche d’un changement de propriétaire. Selon L’Équipe, le protocole signé mardi représente la première avancée tangible depuis 2007. Mais cette signature ne suffit pas encore à faire de Nantes un club vendu.
Le document lie la famille Kita à Phenix Sports Invest, structure menée par Paulo Tavares, et fixe la valeur de la transaction autour de 100 millions d’euros hors bonus. Cette valorisation correspond aux attentes du vendeur, qui a dirigé les Canaris pendant dix‑neuf ans depuis 2007, incluant deux descentes en Ligue 2. Elle se situe dans la fourchette évoquée depuis plusieurs semaines autour du dossier nantais.
Des autorisations encore nécessaires
La DNCG doit encore donner son feu vert avant que l’opération ne soit définitivement conclue, et une consultation du comité d’entreprise du club est également prévue. Sans ces validations, le transfert de propriété ne pourra pas être finalisé, même si les grandes lignes financières sont désormais fixées.
Le FC Nantes sait que l’accord peut encore échouer à ce stade : en 2019, la famille Kita a mis fin à des négociations avancées avec un fonds anglais faute de garanties bancaires suffisantes pour la DNCG. Cette expérience souligne l’importance des garanties financières que Phenix Sports Invest doit apporter.
Si toutes les validations attendues interviennent, l’accord mettra un terme à l’ère Kita, qui a dirigé le club depuis 2007, et ouvrira la voie à un nouveau modèle de développement porté par des investisseurs français, portugais et luxembourgeois. Paulo Tavares avait déjà commencé à esquisser les contours de l’après‑Kita, avec l’ambition d’instaurer un nouveau cadre de croissance.
En résumé, la famille Kita a signé pour vendre, mais il reste maintenant à obtenir ce qui compte le plus : l’autorisation de réellement aller au bout de la transaction. Après des années de faux départs, le FC Nantes se trouve à quelques étapes administratives d’un changement historique, la vente semblant très proche mais pas encore définitive.