Coupe du Monde
FIFA Gianni Infantino voit la FFF se retirer avant le vote officiel
FIFA Gianni Infantino fait face à la rupture de la FFF, qui doit se prononcer jeudi au siège de la fédération française sur le soutien à sa candidature à la présidence de la FIFA. Après le scandale suscité par son projet de vendre des parts de la Coupe du monde, le président de 56 ans voit s’éroder ses alliés européens.
Réunion décisive de la FFF
Selon l’AFP relayée par le journal L’Equipe, un comité exécutif se tiendra jeudi pour entériner la position de la fédération sur la candidature du dirigeant italo‑suisse. Et la décision sera rendue publique dans l’après‑midi.
Opposition européenne grandissante
Après la Suède, l’Écosse, l’Italie, la Belgique et la Hongrie, la France s’apprête à rejoindre la liste des pays qui ont déjà retiré leur soutien à Infantino. Cette vague d’opposition reflète le ressentiment en Europe depuis le projet de vente d’une part de 20 pour cent de la société des droits commerciaux de la Coupe du monde.
Infantino a confirmé dimanche, via la FIFA, qu’il maintient sa candidature annoncée en avril pour l’élection de mars 2027 à Rabat. S’il était réélu, il pourrait rester à la tête du monde du football jusqu’en 2031.
Le plan de cession de 20 pour cent a été abandonné après de vives contestations, notamment de l’UEFA qui exige le retrait du président. Malgré cela, le chef de la FIFA conserve le soutien de plusieurs fédérations d’Afrique et d’Amérique du Sud.
Aucun candidat officiel n’est encore déclaré, la date limite de dépôt des candidatures étant fixée au 18 novembre. La décision de la FFF pourrait fragiliser la position d’Infantino, mais d’autres rebondissements restent possibles.