Coupe du Monde
FIFA sous le feu, la France renonce à soutenir Gianni Infantino
Ce jeudi matin, le comité exécutif de la Fédération française de football a validé l’opposition de la France à la réélection de Gianni Infantino, prévu le 18 mars à Rabat, alors que la fronde contre le président de la FIFA s’intensifie depuis l’été.
Controverse autour de la Coupe 2026
Depuis l’été, le président de la FIFA se trouve au cœur de la controverse, alimentée par les polémiques qui ont marqué la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord. La situation s’est aggravée après l’annonce d’un projet de privatisation de la Coupe, projet finalement abandonné.
Dans la foulée, plusieurs pays, par l’intermédiaire de leurs confédérations, ont affiché leur mécontentement envers le dirigeant italo‑suisse. De plus, plusieurs fédérations ont décidé de ne pas renouveler leur confiance en Gianni Infantino, qui se présente pourtant comme candidat à sa propre succession.
La France renverse sa position
Ce jeudi, la France a officiellement changé de camp, rejoignant une dizaine de nations européennes, dont l’Angleterre et l’Italie, qui avaient déjà annoncé leur opposition à Infantino. La Fédération française de football a ainsi confirmé son refus de soutenir la réélection du président lors du congrès de Rabat.
Philippe Diallo, président de la FFF et membre du comité exécutif de l’UEFA, avait depuis plusieurs mois exprimé en privé son désir de prendre ses distances avec Infantino, tout en attendant la décision collégiale du comité exécutif. Il reste aligné sur la position d’Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, qui veut également voir Infantino quitter la présidence.
Ce revirement est d’autant plus notable que la FFF avait, avant l’épisode du carton rouge de Folarin Balogun, signé une lettre de soutien à Infantino aux côtés de nombreuses autres fédérations, dans l’optique de sa réélection à Rabat.
Le contraste entre la montée des critiques et la décision française montre que la légitimité de Gianni Infantino est désormais remise en cause à l’échelle mondiale, et que le congrès de Rabat pourrait bien décider de son avenir.
Le congrès électif de la FIFA, prévu le 18 mars à Rabat au Maroc, rassemblera les représentants des fédérations membres, qui devront voter sur la réélection du président. La position de la France, aux côtés d’une dizaine d’autres nations, pourrait influencer le résultat.