France : l’ère Zinédine Zidane menacée par une affaire judiciaire
Le 28 juillet, l’ère Zinédine Zidane a officiellement commencé lorsque le nouveau sélectionneur de l’équipe de France a succédé à Didier Deschamps. Le même jour, il a présenté, vendredi, sa première liste pour le prochain rassemblement des Bleus, incluant plusieurs nouveautés.
Zizou a dévoilé, pour les Tricolores, une sélection mêlant habitués et nouveaux visages. Cette première convocation marque le début de son mandat à la tête du groupe.
Un premier stage menacé
Mais ce premier stage de Zizou risque d’être perturbé par une affaire judiciaire. Comme le rapporte L’Équipe, le responsable de la sécurité depuis 2004, Mohamed Sanhadji, a été mis en examen pour corruption, détournement de fonds publics et escroquerie.
Sanhadji se voit imposer un contrôle judiciaire strict, incluant l’interdiction de se rendre à Clairefontaine ou de contacter le staff et les joueurs. Il manquera donc au premier rassemblement, malgré l’insistance du sélectionneur pour le garder dans son équipe.
L’affaire remonte à l’après‑Coupe du monde 2022, où un don non déclaré de 60 000 euros aurait été versé par Kylian Mbappé pour remercier la sécurité des Bleus. Cette révélation a déclenché l’enquête qui a conduit aux mises en examen actuelles.
Le principal intéressé doit également verser une caution de 80 000 euros et se voit interdire toute activité dans le sport professionnel. Ces mesures renforcent la gravité du dossier et limitent son implication future.
Son avocat dénonce une procédure à charge visant à « le détruire » et a immédiatement fait appel pour tenter de lever les interdictions. Cette contestation juridique ajoute une dimension supplémentaire à la crise qui plane sur le staff de Zidane.
Ainsi, les débuts de Zinédine Zidane à la tête des Bleus sont désormais entachés d’incertitudes, le premier camp étant compromis par l’absence du chef de la sécurité. Le sélectionneur devra réorganiser son encadrement avant le prochain rassemblement officiel.