France : l’OM contraint à l’austérité sous Stéphane Richard et l’absence de Frank McCourt
Alors que le football français exige des comptes rigoureux, l’Olympique de Marseille doit appliquer une sévère cure d’austérité cette saison, tandis que le club se retrouve privé des largesses habituelles de son propriétaire américain Frank McCourt. Le nouveau président Stéphane Richard, qui a hérité d’une dette de 120 millions d’euros, évoque des difficultés qui pourraient perdurer au-delà de l’année en cours.
Des propos alarmistes du président
« Quand vous avez une entreprise qui peut perdre plus de 50 % de son chiffre d’affaires, on peut dire qu’elle est à risque. Elle est à risque de survie. Elle est à risque aussi sportif, », a déclaré Stéphane Richard, successeur de Pablo Longoria, lors d’un événement organisé par le sponsor principal CMA CGM. « Ces propos alarmistes », a souligné le Journal du Dimanche, « ont pu étonner, voire embarrasser, mais ils n’étaient certainement pas anodins au vu du cadre et de l’assemblée. »
Un possible soutien du patron de CMA CGM
Dans l’auditoire se trouvait Rodolphe Saadé, grand patron de CMA CGM et proche de Stéphane Richard, qui n’est pas insensible à la situation du club phare de la cité phocéenne. Selon le même journal, le magnat du transport maritime envisagerait d’aller au‑delà des accords de sponsoring en cours, voire d’entrer au capital du club, alors que Frank McCourt a ouvert la porte à de nouveaux partenaires financiers au printemps dernier.
Cependant, le même observateur économique indique que Rodolphe Saadé nourrirait une appréhension : « Sa phobie, c’est d’avoir les ultras en permanence au pied de sa tour… » Cette réticence pourrait freiner toute prise de participation directe, même si les exemples autour, comme les Girondins de Bordeaux, montrent que des clubs en difficulté peuvent être sauvés par des investisseurs.
En résumé, l’OM se trouve à la croisée des chemins entre une austérité imposée par Stéphane Richard et l’éventuelle aide financière de Rodolphe Saadé, tandis que l’absence de Frank McCourt laisse le club sans son soutien habituel.