France mise sur une défense colossale et une attaque flamboyante
La France de la fin des années quatre‑vingt‑dix se distingue par deux visages opposés : une muraille défensive qui rassure et une ligne d’attaque qui étincelle, deux piliers qui ont conduit les Bleus au doublé Coupe du monde‑Euro.
Une défense monstre
La défense de l’équipe de France est encore plus impériale, avec les monstres Lilian Thuram, Laurent Blanc, Marcel Desailly et Bixente Lizarazu devant le « Divin chauve » Fabien Barthez. Ces quatre piliers formaient une chaîne quasi infranchissable, chaque duel se soldant souvent par une relance maîtrisée. Leur présence a permis à la France de garder la sérénité face aux meilleures attaques européennes.
Le capitaine des champions du monde en titre Didier Deschamps est désormais accompagné par l’incroyable Patrick Vieira, apportant une énergie supplémentaire au milieu de terrain. Ensemble, ils ont assuré la transition entre la défense solide et l’attaque créative, garantissant la cohésion de l’ensemble de l’équipe.
Une attaque flamboyante
Dernier point mais non le moindre, l’attaque des Bleus brille grâce au talent de Zinédine Zidane et Thierry Henry, des joueurs d’exception. Leur capacité à créer et à finir les actions a souvent fait basculer les matchs en faveur de la France. L’alliance de la technique de Zidane et de la puissance de Henry a offert aux supporters des moments inoubliables.
Les doublures Sylvain Wiltord et David Trezeguet ont même offert le sacre en renversant l’Italie (2‑1, but en or). Ce but décisif, servi par Robert Pirès, a scellé le triomphe et a confirmé la profondeur du banc français.
France : Henry‑Zidane, la légende urbaine qui hante les Bleus
Passée des mains d’Aimé Jacquet à Roger Lemerre, la sélection tricolore est entrée dans l’histoire en faisant le doublé Coupe du monde‑Euro. Cette transition a permis de conserver l’esprit victorieux tout en adaptant la stratégie aux exigences du nouveau tournoi.
Malgré des éliminatoires difficiles, les Bleus ont abordé le tournoi organisé en Belgique aux Pays‑Bas avec beaucoup “de confiance, de solidité mentale, de certitude et d’ambition”, comme le raconte Ulrich Ramé, le troisième gardien de la France pour ce Championnat d’Europe.
« 80 % des joueurs jouaient dans des tops clubs européens, et possédaient l’expérience et le vécu de la victoire de 1998. Donc ils savaient comment appréhender ce type de compétition, et avaient en tête de réaliser quelque chose d’inédit en faisant le doublé. Ce qui change par rapport à 1998, c’est qu’on est l’équipe à battre, on est attendus »
Ramé se souvient de “la complémentarité” des talents dans le secteur offensif, “plus consistant qu’en 1998”, avec un Youri Djorkaeff moins décisif, mais un Christophe Dugarry précieux, un Nicolas Anelka dangereux et un Robert Pirès en pleine ascension. Cette diversité a renforcé la capacité de la France à imposer son jeu.
Zinédine Zidane bouscule les Bleus dès la Ligue des nations
Deux ans plus tard en Corée du Sud, ces légendaires champions 1998, avec trop de joueurs au crépuscule de leur carrière, ont sombré. Ulrich Ramé, Frank Leboeuf et Youri Djorkaeff ont alors quitté la scène internationale après la finale de l’Euro 2000 remportée par les Bleus.