Ligue 1
Franck Kita menacé de faire plonger le LOSC et un club de Ligue 1
Dans les couloirs du tribunal de Nantes, les enquêteurs examinent un dossier de 8,2 millions d’euros lié à Franck Kita, directeur général délégué du FC Nantes, alors que le club vient de descendre en Ligue 2 et lutte pour reconstruire son projet malgré la tempête judiciaire qui menace également le LOSC et un autre club de Ligue 1.
Le FC Nantes traverse une nouvelle tempête. Après avoir quitté l’élite, le club tente de rebondir en Ligue 2 avec difficulté, tandis qu’une instruction judiciaire remet les pratiques de son ancienne direction sous les projecteurs.
Transferts douteux et 8,2 millions d’euros
Au cœur de l’enquête, 8,2 millions d’euros auraient été versés indirectement à Bakari Sanogo entre 2015 et 2021. Les autorités scrutent également les opérations concernant Emiliano Sala, Kalifa Coulibaly, Anthony Limbombe et Lucas Evangelista, ainsi qu’un système supposé mêlant agents officiellement habilités et intermédiaires non déclarés.
Un courriel attribué à Franck Kita et datant de 2017 figure parmi les pièces examinées. Franck Kita, le club et plusieurs intermédiaires sont mis en examen, mais la mise en examen ne constitue pas une condamnation ; les mis en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
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Risque d’extension à d’autres clubs
Les investigations s’étendent aux possibles opérations impliquant le LOSC et le Toulouse Football Club, sans que ces clubs soient eux‑mêmes mis en examen. Le nom de Moussa Sissoko apparaît également, suspecté d’usage de faux en écriture publique, mais son avocat précise que les faits concernent un virement familial, pas des transferts de joueurs.
Waldemar Kita a récemment confirmé l’existence de trois propositions de rachat du FC Nantes et indique réfléchir de plus en plus sérieusement à son avenir à la tête du club, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à la crise.
Selon l’enquête, des primes exceptionnelles versées aux joueurs servaient à rémunérer des intermédiaires non déclarés. Cette pratique a été confirmée à la police par Pedro Chirivella, qui a déclaré que les primes de joueurs étaient détournées pour payer des agents illégaux.
Pour les Canaris, cette affaire ajoute une nouvelle couche de pression à une période déjà mouvementée. Tant que le parquet n’aura pas formulé ses réquisitions et que la procédure ne sera pas clôturée, aucune conclusion définitive ne pourra être tirée sur les responsabilités individuelles.