Frank McCourt envisage des partenaires iraniens alors que Saadé reste en retrait
Dans le stade Vélodrome, des banderoles « McCourt sold out » et « McCourt out » flottent au-dessus des tribunes lors du Classique contre le PSG, rappelant la tension qui plane sur le propriétaire américain de l’OM. Frank McCourt, désireux de sécuriser de nouveaux capitaux, explore des pistes d’investisseurs venus d’une région en guerre.
Une recherche d’investisseurs hors des sentiers battus
L’OM traverse une période particulièrement délicate, tant sur le plan sportif que financier. Les résultats sur le terrain sont qualifiés d’inquiétants, tandis que le club doit composer avec des contraintes budgétaires accrues après plusieurs exercices déficitaires.
Face à ces difficultés, McCourt a déclaré ouvert à l’arrivée de partenaires stratégiques au capital, afin de réduire sa dépendance financière vis‑à‑vis du club. Il continue de soutenir financièrement l’équipe, mais cherche à diversifier les sources de financement.
Une hypothèse iranienne inattendue
a mis en avant une hypothèse surprenante: un intérêt iranien pour l’OM. L’idée serait d’utiliser le club comme vitrine internationale, profitant de la forte culture footballistique du pays malgré les sanctions économiques et l’isolement diplomatique.
Aucun offre officielle n’est actuellement annoncée, mais la présence de Shéhérazade Semsar de Boisséson, dirigeante franco‑iranienne au sein de McCourt Global et de l’OM, pourrait faciliter un éventuel rapprochement avec des acteurs économiques de la région.
Saadé, partenaire majeur mais non acquéreur
Rodolphe Saadé, patron de CMA CGM, reste régulièrement cité lorsqu’il s’agit de l’avenir économique de l’OM. Malgré son ancrage considérable à Marseille et son rôle de partenaire majeur, les informations récentes indiquent qu’un rachat du club n’est pas à l’ordre du jour pour lui.
Le scénario le plus concret à court terme reste donc la recherche par McCourt de partenaires capables d’apporter des ressources supplémentaires sans changer de propriétaire. La pression populaire persiste, comme en témoignent les banderoles brandies lors du Classique.
Outre l’Iran, d’autres pays du Golfe comme Oman et le Koweït sont évoqués comme potentiels intéressés par le marché du football européen. Le football du Golfe a déjà démontré sa capacité à investir massivement dans des clubs européens pour gagner en visibilité internationale.
Pour l’instant, aucune vente de l’OM n’est annoncée. McCourt continue d’explorer des pistes d’investisseurs étrangers, tandis que les rumeurs autour d’éventuels partenaires du Moyen‑Orient prennent de l’ampleur, mais un véritable dossier d’achat reste encore loin d’être sur la table.