Giroud revit les sifflets des Bleus alors qu'il frôle la retraite
Olivier Giroud, 40 ans, a évoqué hier soir lors d’un dîner Canal+ les sifflets qui l’avaient accompagné lors d’un match amical de 2016, rappelant que la moquerie du public français le suit encore à l’aube de sa retraite.
Le public a sifflé le buteur pendant le match amical de la France contre le Cameroun, qui s’est soldé par une victoire 3-2, alors que Giroud avait inscrit d’une puissante reprise du gauche sur une passe de Paul Pogba. Malgré ce but, les supporters préféraient voir Karim Benzema, alors exclu de l’équipe par Didier Deschamps à cause de l’affaire du chantage à la sextape.
Souvenirs du match de 2016
Giroud a également rappelé le même scénario le 30 mai 2016, lors de la rencontre France‑Côte d’Ivoire (3-2) à la Beaujoire, où les chants hostiles ont persisté. L’incident a marqué son entrée définitive dans les Bleus, le public le qualifiant de « Mal Aimé », titre d’un article de L’Équipe.
Retrouvailles sur Canal+
Lors du dîner organisé sur Canal+, le champion du monde 2018 s’est assis avec ses anciens coéquipiers Christophe Jallet, Mathieu Debuchy et le double champion Robert Pires. Giroud, qui envisage de prendre sa retraite à la fin de la saison, a relancé le souvenir devant eux.
Christophe Jallet a déclaré : « Tu as su te relever de beaucoup de choses dans ta carrière, des critiques ». Il a ajouté qu’il avait entendu les sifflets à un match où Giroud avait pourtant marqué.
« Je l’ai entendu se faire siffler à un match où il avait marqué », a rappelé Jallet à Pires, avant d’interroger : « Il a été sifflé, lui ? ».
Giroud a répliqué en souriant jaune : « Tu te souviens quand on chantait dans le bus ? C’était à Nantes, contre le Cameroun. Les cons chantaient « Mal aimé, je suis le mal aimé », la chanson de Claude François. Je l’ai bien pris, mais je me demandais ce qu’ils me faisaient. »
Jallet a conclu : « Non, pas nous, on n’est pas des chambreurs », tout en reconnaissant la moquerie. Giroud, malgré les souvenirs douloureux, a affirmé qu’il gardait le sourire alors qu’il se prépare à quitter les Bleus.