Infantino promet transparence pour restaurer la confiance à la FIFA
Gianni Infantino a contacté l’Union belge pour relancer le débat sur les réformes de la FIFA, proposant deux pistes visant à rendre les décisions stratégiques plus transparentes et vérifiables, alors que la confiance des fédérations a été ébranlée après les controverses entourant la Coupe du monde 2026.
La Coupe du monde 2026 a été entachée de plusieurs péripéties, dont des problèmes d’infrastructures et des accusations de corruption, qui ont déjà entamé la confiance de nombreuses fédérations membres de la FIFA. Ces incidents ont alimenté les appels à une refonte du mode de gouvernance de la FIFA.
Propositions de réforme
Dans sa lettre adressée ce lundi au Conseil de la FIFA et aux présidents des 211 fédérations membres, il propose d’abord une évaluation externe et indépendante du modèle de gouvernance actuel, puis le lancement d’une consultation structurée impliquant associations, confédérations et autres parties prenantes. L’objectif, selon Infantino, est de préciser les acteurs impliqués dans les décisions majeures, le calendrier de ces décisions et le rôle du Président de la Chambre, du Bureau, du Conseil et du Congrès, tout en renforçant transparence, participation et responsabilité. Il affirme que le pouvoir sportif et l’indépendance de la FIFA n’ont jamais été à vendre.
Projet Forward Enterprise et controverse
Le projet controversé FIFA Forward Enterprise, désormais annulé, aurait permis au fonds américain Thrive Eternal, dirigé par Joshua Kushner, d’acquérir une participation de 20 % dans les activités commerciales et événementielles de la FIFA, y compris les Coupes du monde masculine et féminine. Ce plan a suscité une vive opposition, poussant Infantino à changer de position, comme le relatent confrères de The Athletic.
Infantino reconnaît que la communication autour du projet a été mal gérée, le plan étant rendu public avant la fin du processus institutionnel, ce qui a donné l’impression que des décisions étaient déjà prises. Le plan a depuis été entièrement retiré, mais la polémique persiste.
Pressions juridiques et perspectives électorales
Parallèlement, il subit des pressions juridiques: l’UEFA l’accuse de « gestion déloyale » devant une juridiction américaine, tandis que la FIFA évoque une campagne de diffamation. Malgré les appels à sa démission, il reste candidat à l’élection de la FIFA prévue en mars.
Aucun autre candidat ne s’est présenté jusqu’à présent, les éventuels challengers disposant jusqu’au 18 novembre pour se déclarer. Ainsi, le président de 56 ans semble destiné à être réélu sans opposition.
Ces initiatives montrent que la FIFA cherche à regagner la confiance tout en continuant à générer des ressources supplémentaires et à réinvestir dans le football mondial. Il espère que ces mesures permettront de restaurer la légitimité de l’instance avant les prochaines échéances majeures.