JEUNES
Kaïs Barry face à un dilemme entre cinq sélections, dont la Belgique
Ce week‑end, le stade du Cercle de Bruges a vu le public, 4 389 spectateurs, découvrir Kaïs Barry, le jeune défenseur du Sporting d'Anderlecht, lors d’une rencontre qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux.
Un héritage familial au cœur du choix
Fils de la légende du championnat belge Copa Boubacar Barry, qui a disputé près de 400 matchs pour Beveren puis le Sporting de Lokeren, Kaïs Barry porte déjà le poids d’une icône nationale. Son père, ancien gardien emblématique, a notamment soulevé 86 sélections avec la Côte d’Ivoire et remporté la CAN 2015.
Les cinq options nationales
Né en Belgique, Kaïs a déjà porté les couleurs belges de l’U16 à l’U19, ce qui lui ouvre la possibilité de rejoindre la sélection belge. Par sa mère, il possède également la nationalité française et marocaine, portant ainsi le total à cinq équipes possibles, la Côte d’Ivoire étant la quatrième option grâce à son père d’origine guinéenne.
En octobre, il a répondu à l’appel des Lions de l’Atlas et intégré le noyau U23 du Maroc, rejoignant d’autres joueurs belgo‑marocains comme Anas Tajaouart, Ismaël Baouf et Elyess Dao, déjà présents dans le groupe olympique marocain.
« Il fallait bien qu’il tranche pour une équipe nationale, il avait l’embarras du choix », a souri Boubacar Copa, aujourd’hui entraîneur des gardiens de Lokeren, dans les colonnes du Soir. « Il a lui‑même choisi sa voie, et nous le respectons ».
Le jeune défenseur, décrit comme calme et mature, se distingue par un entourage solide qui l’accompagne dans cette décision cruciale, même s’il n’est pas le plus talentueux sur le papier parmi les jeunes de Neerpede.
Quel que soit son choix, Kaïs Barry restera un symbole du brassage culturel du football belge, illustrant la richesse des origines multiples qui nourrissent le sport national.