Coupe du Monde
L’attitude de la Squadra Azzurra menace la Ligue Des Nations
Ce vendredi, la Squadra Azzurra a offert un spectacle déroutant lors de la Ligue des Nations, entre huées scandalesques à l’hymne belge et cris racistes dirigés contre Romelu Lukaku, une attitude qui a fait perdre toute sympathie au public italien.
Une ambiance hostile
Notre petit doigt nous dit que, vu l’état de la Squadra, c’est de Houdini plutôt que de Mancini dont l’Italie a besoin. Roberto Mancini, conscient de la situation, ne peut plus se permettre d’ignorer ces débordements.
« Il n’y a que Kate Moss qui est éternelle », cite Stromae dans son morceau « Tous les mêmes », rappelant que Rome n’a pas volé le nom de la Cité Éternelle. Cette référence culturelle vient souligner l’étrangeté du moment.
La Squadra a manqué trois Coupes du Monde d’affilée, ce qui a mis fin à son statut de capitale du football. L’absence prolongée des plus grands titres alimente le sentiment d’urgence.
Avant le coup d’envoi, les supporters italiens ont scandé des huées au moment de l’hymne belge, un geste que l’on ne voyait pas en 2024. Cette hostilité a donné le ton d’un premier temps difficile.
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Des cris racistes, apparemment lancés par une poignée de supporters de la Lazio Rome, ont visé Romelu Lukaku, rappelant que la Squadra n’a jamais compté autant de joueurs de couleur. Ces incidents ont terni l’image du football italien.
Les perspectives de Roberto Mancini
Le second temps a été légèrement meilleur, peut‑être grâce à des retouches de Roberto Mancini dans le vestiaire ou à une baisse de régime inexplicable des hommes de Mark Van Bommel. Malgré tout, l’ensemble de la performance reste inquiétant.
Roberto Mancini le sait : il a du pain sur la planche. Champion d’Europe avec un groupe en fin de cycle, il ne compte plus que Gianluigi Donnarumma comme véritable atout.
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Calafiori, Cambiaghi, Barella et Kean sont de bons joueurs, mais ils ne sont pas faits de l’étoffe qui brode une étoile sur le maillot. Le manque de talents de premier plan se fait sentir.
La Ligue des Nations se veut le laboratoire idéal pour que l’alchimiste Mancini trouve la formule idéale, mais l’Italie se retrouve déjà en position compliquée avant de se déplacer en Turquie. Une défaite à Bursa, où elle se rend lundi, la placerait lanterne rouge et menacerait la relégation en Ligue B.