L’Équipe s’en prend à Aimé Jacquet avant le sacre de 1998

Avant le sacre du 12 juillet 1998, la relation exécrable entre Aimé Jacquet et L’Équipe était déjà bien ancrée : le quotidien menait une campagne de dénigrement contre le sélectionneur, le jugeant trop défensif, austère et incapable d’insuffler une vision moderne aux Bleus.
Attaques médiatiques en mai 1998
Les attaques médiatiques ont atteint leur paroxysme en mai 1998, lors de l’annonce de la liste des 28 joueurs retenus pour le stage préparatoire à Tignes. L’Équipe a publié un billet acerbe, qualifiant la méthode de Jacquet d’incohérente. L’éditorialiste a affirmé ouvertement qu’il n’était « pas l’homme de la situation » pour mener la France à la victoire à domicile, le qualifiant de « brave type ».
Le quotidien le présentait comme trop défensif, austère et incapable d’insuffler une vision moderne aux Bleus. Cette description a alimenté la tension entre le sélectionneur et la presse.
Rancœur de Jacquet et réponses après le triomphe
Après la finale remportée le 12 juillet 1998, Aimé Jacquet a exprimé une immense rancœur envers la presse. « Une certaine presse a menti honteusement. Jamais je ne leur pardonnerai. Je n’ai que mépris pour ces gens‑là », a‑t‑il déclaré devant des millions de téléspectateurs.
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Il a qualifié les journalistes de L’Équipe de « voyous, irresponsables, malhonnêtes et incompétents » et les a accusés de détenir le « monopole de l’imbécillité ». Certaines menaces de mort ont visé Jérôme Bureau et Vincent Dulac, selon les propos de Jacquet.
Pierre Ménès, figure du journal, a affirmé ne pas avoir été concerné. « En 1998, j’étais à L’Equipe, et on se souvient du conflit terrible entre Aimé Jacquet et L’Equipe », a‑t‑il expliqué dans une vidéo.
Il a ajouté que Jacquet avait toujours eu l’intelligence de l’exclure de certaines discussions, ce qui lui aurait coûté cher à L’Equipe. « On m’avait dit : ‘Ferme ta gueule, tu n’y connais rien, Jacquet est nul !’ », a‑t‑il rappelé.
Ménès a raconté une réunion avec cent personnes concernées par la Coupe du monde, où il a interrogé la probabilité de succès malgré un gardien, une défense et un joueur qualifiés de meilleurs du monde. Il a conclu que, le jour du match d’ouverture Brésil‑Écosse, il avait été envoyé « en pompier » par le journal, soulignant la reconnaissance que Jacquet lui avait témoignée.