L’Union belge défie Infantino, la quête du quatrième mandat vacille
Le 07‑09‑2026, l'Union belge de football a officiellement rejoint la fronde contre Gianni Infantino, déclarant qu’elle ne soutiendra pas sa candidature à un quatrième mandat à la tête de la FIFA. Cette annonce, faite par la présidente Pascale Van Damme, survient alors que le président de la FIFA fait face à une pression intense. L’article, signé par Vincent Blouard, a été publié à 19h02.
Gianni Infantino, âgé de cinquante‑six ans, reste le seul candidat déclaré pour la succession à la présidence de la FIFA, avec l’élection prévue le 18 mars prochain. Aucun rival sérieux ne s’est encore manifesté, malgré les appels à un changement de gouvernance. Le communiqué a été relayé par la presse internationale.
Fédérations internationales en révolte
D’autres instances se sont également mobilisées : l’Angleterre, l’Italie, plusieurs pays nordiques, la Nouvelle‑Zélande, ainsi que la confédération asiatique et la CONCACAF ont exprimé leur mécontentement. La semaine dernière, les Pays‑Bas ont demandé une profonde transformation de la FIFA et la tenue d’un sommet mondial.
L’UEFA, sous la direction d’Aleksander Ceferin, a demandé l’ouverture d’une enquête pour « gestion déloyale » et a saisi un tribunal américain afin d’obtenir des éléments de preuve. Cette initiative renforce la pression exercée sur le dirigeant de la FIFA.
Tensions au sein de la FIFA
Des démissions internes ont suivi : le conseiller principal Carlos Cordeiro a quitté son poste, affirmant ne pas pouvoir rester les bras croisés, tandis que le secrétaire général Mattias Grafström s’est désolidarisé du projet du président. Kevin Lamour a été licencié après avoir critiqué publiquement Infantino.
Dans une tribune cinglante, l’ex‑international français Mikaël Sylvestre, rejoint par Lizarazu, Pirès, Adebayor, Verone et Drogba, a déclaré : « Nous appelons toutes les parties prenantes à passer à l'action pour redéfinir l'avenir de notre sport. » Cette prise de parole reflète le ras‑le‑bol des anciens joueurs.
Samuel Eto’o, président de la fédération camerounaise, a estimé qu’Infantino avait contribué à l’amélioration du football africain, tout en rappelant que le sport est déjà « vendu » à travers les entreprises qui achètent des espaces publicitaires.
Le vote du 18 mars déterminera l’avenir de la gouvernance de la FIFA, et la position de l’Union belge pourrait influencer d’autres fédérations à suivre le même chemin.