La FFF se rend à l’audience disciplinaire du chef de sécurité Mohamed Sanhadji dans le cadre d’une enquête de corruption
La Fédération française de football (FFF) a convoqué son chef de la sécurité, Mohamed Sanhadji, à une audience disciplinaire préliminaire qui pourrait conduire à son licenciement. Cette décision fait suite à la mise en accusation de Sanhadji pour plusieurs chefs d'accusation de corruption, dont la réception illicite de fonds de la part de joueurs de l'équipe nationale tels que le capitaine Kylian Mbappé. La fédération a annoncé l'audience jeudi, soulignant que l'enquête est toujours en cours et que les détails ne peuvent pas être divulgués.
Sanhadji, qui a servi les équipes nationales françaises pendant plus de deux décennies, a été placé en congé administratif après qu’une ordonnance judiciaire l’a empêché d’accéder au centre d’entraînement de Clairefontaine. Le président de la FFF, Philippe Diallo, a déclaré que la décision était prise pour préserver l’intégrité de l’équipe à l’approche de la Coupe du monde, en soulignant que « la présomption d'innocence doit prévaloir, mais la gravité des accusations a nécessité une suspension de précaution ».
Malgré la controverse, le contrat de Sanhadji a été prolongé de façon temporaire jusqu’à la fin de la Coupe du monde, reflétant le soutien dont il bénéficiait de la part des joueurs et des anciens entraîneurs. Diallo a expliqué que « l’équipe et le nouvel entraîneur, Zinédine Zidane, voulaient qu’il continue ses fonctions, ainsi un contrat à durée déterminée a été proposé jusqu’au tournoi ».
Après le tournoi, la fédération a confirmé la nomination de Sanhadji au sein du nouveau staff de Zidane, mais la mise en accusation judiciaire en septembre a contraint la FFF à le placer sous une suspension conservatoire. L’audience préliminaire déterminera si des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu’au licenciement, sont justifiées. Diallo a ajouté que « la décision finale revient aux juges d’enquête, mais la fédération doit agir conformément aux procédures légales ».
La FFF s’est également positionnée comme partie civile dans l’affaire, cherchant à protéger la réputation de l’équipe nationale. Un officier de sécurité de remplacement, contracté par le ministère de l’Intérieur, devrait rejoindre le staff de Zidane dans les semaines à venir afin d’assurer la continuité des opérations.
Le résultat de l’audience de Sanhadji pourrait avoir des répercussions importantes sur la gouvernance interne de la fédération et sur la manière dont elle traite les accusations de corruption, soulignant le contrôle accru auquel sont soumises les structures administratives du football français.