La profondeur française rend les Bleus « bis » clés contre la Belgique
Dans le vestiaire du stade Roi Baudouin, les regards se croisent entre les joueurs belges et les Bleus « bis » qui attendent leur chance. L’atmosphère, à la fois tendue et pleine d’espoir, reflète la conviction que la profondeur française pourrait renverser les Diables Rouges.
Une arrogance mal placée
En découvrant le onze de la France, on a eu l’arrogance de croire que c’était le moment ou jamais pour les Diables Rouges de l’emporter. Cette certitude s’est avérée naïve, car elle oubliait la profondeur du vivier français. Selon la forme du moment, le potentiel ou la qualité intrinsèque, la réponse varie, mais l’idée reste que les Bleus « bis » seraient nombreux à être titulaires.
La richesse du réservoir français signifie que huit ou neuf joueurs qui ne sont pas titulaires habituels en sélection pourraient l’être contre la Belgique, soit de façon indiscutable, soit potentiellement. Cette situation met en avant la supériorité du banc français, au détriment de la fierté belge.
Le banc français déborde de talents
Mike Maignan, grâce à ses performances en Bleu, dépasse clairement le gardien belge Lammens, même si ce dernier faisait partie des deux titulaires reconduits après le match en Turquie. Du côté de la défense, la charnière Lacroix‑Jacquet, désormais à Chelsea et Liverpool, rend difficile la mise en avant de Nathan Ngoy.
Cunha surprend la France : du capitaine du Como à la victoire contre la Belgique
Andy Diouf, arrière gauche de l’Inter Milan, aurait probablement la préférence sur Joaquin Seys, même si la lutte reste serrée. Le Castagne actuel ne tient pas la comparaison avec Pierre Kalulu sur le long terme.
Au milieu, Roméo Lavia, aperçu ce lundi, pourrait se tailler une place dans le onze français « bis », tandis que Youri Tielemans ne serait pas forcément favorisé face à un Eduardo Camavinga remplaçant en équipe de France, lui‑même joueur du Real Madrid. Lucas Da Cunha, peu connu, a été époustouflant à certains moments ce même lundi.
En attaque, privilégier Mika Godts à son rival de club Bradley Barcola paraît réaliste, mais le match de folie de Désiré Doué laisse peu de doute de l’autre côté. Un vrai numéro 9 comme Esteban Lepaul, même moyen ce lundi, reste plus adapté que De Ketelaere, qui a montré ses limites.
Enfin, Akliouche, très fort au Stade Roi Baudouin, ne remplacerait pas Kevin De Bruyne, mais c’est davantage par respect pour ses états de service que par son niveau actuel. Ainsi, la profondeur française montre que de nombreux Bleus « bis » seraient titulaires face à la Belgique, rappelant que la revanche ne sera pas prise immédiatement.