Le grand jubilé de Pirès à Metz éclaire l’absence de Didier Deschamps
Sous les projecteurs du stade Saint‑Symphorien, les gradins se remplissent de silhouettes familières, tandis que l’air du soir porte les échos d’une victoire récente des Bleus face à la Belgique.
Un jubilé de légendes au stade de Saint‑Symphorien
Il y aura du (très) beau monde, mardi soir, sur la pelouse de Saint‑Symphorien. Au lendemain de la victoire des Bleus contre la Belgique, le jubilé organisé par Robert Pirès rassemblera les grandes gloires du FC Metz, dont Pouget, Kastendeuch, Meyrieu et Adebayor.
Le programme s’enrichit de plusieurs légendes d’Arsenal – Samir Nasri, Lukas Podolski, Jens Lehmann, Martin Keown et Yaya Touré – ainsi que d’autres grands noms du début du siècle comme Didier Drogba, Samuel Eto’o et Franck Ribéry.
La soirée honore surtout les héros de la Coupe du monde 1998 et de l’Euro 2000 : Laurent Blanc, Vincent Candela, Lionel Charbonnier, Marcel Desailly, Bernard Diomède, Youri Djorkaeff, Christian Karembeu, Frank Leboeuf, Bixente Lizarazu, Lilian Thuram, Thierry Henry, Emmanuel Petit, Patrick Vieira et Sylvain Wiltord. Même Zinedine Zidane sera présent en Moselle, comme l’a laissé entendre Lizarazu, bien qu’il ne doive pas rechausser les crampons.
Les Bleus de Zidane visent la qualification face à la Belgique à Bruxelles
L’absence de Didier Deschamps et les tensions sous‑jacentes
Un nom manque toutefois à l’appel : celui du capitaine de cette génération dorée, Didier Deschamps. Son absence ne surprend plus personne ; le sélectionneur des Bleus est devenu un véritable fantôme lors des rassemblements des champions du monde.
« Il n’y a plus de contact. On ne se parle plus », a déclaré Emmanuel Petit, soulignant une fracture claire, nette et précise au sein du groupe. Les tensions avec Christophe Dugarry, également absent, sont souvent évoquées pour expliquer ce retrait.
Didier Deschamps a admis s’être « mis entre parenthèses pour le bien du groupe » et reconnaît quelques différends avec Dugarry, mais refuse d’être le seul pointé du doigt, ajoutant que d’autres joueurs de 1998 ne sont jamais venus aux rassemblements.