Le modèle Leipzig met à l’épreuve le nouveau coach de l’Antwerp
Marvin Compper, le technicien allemand arrivé à l’Antwerp cet été, a déclaré que son inspiration principale était le modèle Red Bull du RB Leipzig, basé sur un pressing haut, une intensité élevée et des transitions rapides. Après cinq matchs de championnat, l’équipe ne compte qu’un point et a encaissé quatre défaites consécutives, soulevant des doutes sur la capacité du groupe à appliquer cette philosophie.
Des performances loin du projet
Le plan affiché était clair : jouer de façon plus agressive, presser haut les adversaires et se projeter rapidement vers le but après chaque récupération. Sur le papier, le projet séduit, mais il exige que tous les joueurs se déplacent simultanément, que les espaces restent réduits et que la couverture défensive s’active dès la perte du ballon. Les résultats récents montrent que l’Antwerp ne parvient pas à respecter ces exigences.
Contre Genk, l’Antwerp a laissé filer son avantage avant de concéder un partage spectaculaire 4‑4. Une semaine plus tard, le « Great Old » a de nouveau encaissé quatre buts face à Saint‑Trond, les longs ballons désorganisant complètement le bloc défensif. Face au Standard, l’équipe n’a inscrit qu’un seul but et a été quasi inexistante offensivement.
Des joueurs clés en quête d’ajustement
Arthur Vermeeren, reconnu pour sa qualité de passe et sa vision du jeu, pourrait devenir un maillon essentiel, mais il doit d’abord retrouver son rythme. Mauricio Benítez, l’Argentin, n’a disputé que 13 minutes de la saison, toutes contre le Standard, tandis que Christopher Scott n’a joué qu’un seul match complet en championnat.
En attaque, Michael Frey manque de solutions lorsque les ailiers ne débordent pas et que les milieux ne soutiennent pas suffisamment. Ibrahim Salah et Snayder Porozo offrent du danger, mais ils ont besoin de meilleures conditions de jeu. Un avant‑centre isolé et des attaquants trop éloignés compliquent les transitions rapides attendues par le coach.
Compper ne doit pas abandonner son style, mais il doit reconnaître que le pressing haut ne fonctionne que si les joueurs derrière la première ligne restent bien organisés. Le défi consiste à identifier quels milieux peuvent soutenir l’intensité sans sacrifier la maîtrise du ballon.