Le nouveau mandat de Zinédine Zidane menacé par un scandale de corruption
Alors que l’ère Zinédine Zidane débute avec deux victoires et l’enthousiasme d’un nouveau costume au Stade de France, une enquête de L’Équipe révèle un scandale qui pourrait ternir ces débuts prometteurs.
Le début d’une ère sous les projecteurs
Nommé sélectionneur des Bleus le 28 juillet dernier, après quatorze années sous les ordres de Didier Deschamps, le Ballon d’Or 1998 a remporté ses deux premiers matchs à la tête de l’équipe de France. Cette prise de fonction s’accompagne d’une visibilité accrue, le coach se préparant à fouler à nouveau le parquet du Stade de France.
Les révélations qui perturbent
Mais Mohamed Sanhadji, ancien homme de confiance de Didier Deschamps et « monsieur sécurité » des Bleus, a été conservé par Zinédine Zidane. Il est actuellement mis en examen pour corruption, trafic d’influence, escroquerie et blanchiment de fraude fiscale.
L’Équipe indique que Sanhadji aurait perçu près de 300 000 euros auprès de plusieurs internationaux français entre 2020 et 2024, en plus d’avantages en nature et de vacances offertes par certains joueurs.
Pour financer l’achat de sa maison, il aurait sollicité quinze internationaux, leur expliquant ses difficultés financières.
Parmi les prêteurs, Kylian Mbappé, par l’intermédiaire de sa mère Fayza Lamari, aurait avancé 120 000 euros. Raphaël Varane, Sabri Lamouchi, Laurent Blanc, Yann M’Vila et Mattéo Guendouzi auraient également prêté de l’argent à Sanhadji.
Franck Ribéry aurait offert un séjour en Sicile estimé à 6 000 euros, après que Sanhadji aurait facilité l’obtention de documents administratifs en Algérie pour des proches du joueur.
L’enquête a conduit à des perquisitions à la Fédération Française de Football et chez Fayza Lamari, soulignant la portée de l’affaire.
Ces révélations jettent une ombre sur les débuts de l’ère Zinédine Zidane, rappelant que les succès sportifs peuvent être rapidement éclipsés par des affaires hors du terrain.