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Le poids du label « nouvel Eden Hazard » pousse Francesco Antonucci à s’épanouir au Qatar
Alors que les promesses d’un « nouvel Eden Hazard » ont longtemps alimenté les rêves de la Jupiler Pro League, Francesco Antonucci vit aujourd’hui une saison éclatante au Qatar, loin des projecteurs européens. Le contraste entre les attentes créées à Anderlecht et la réalité d’Al‑Shahania se lit dans ses trois buts et deux passes décisives en quatre matches.
Un parcours façonné par les géants du football
Formé d’abord à Charleroi puis à Anderlecht, Antonucci a quitté Neerpede à quinze ans pour rejoindre l’Ajax, avant d’arriver à Monaco où il s’est entraîné aux côtés de Kylian Mbappé, Radamel Falcao et d’autres stars. Cette trajectoire, soutenue par Roger Vanden Stock, alors président du Sporting, a fait de lui l’un des chouchous du club belge.
La vie à Doha : entre football et quotidien
À vingt‑sept ans, il entame sa quatrième saison à Al‑Shahania, où il a déclaré que signer là‑bas était « l’une des meilleures décisions de ma vie », tant sur le plan sportif que personnel. Il vit à Doha avec sa femme et son enfant, rentre en Belgique deux fois par an, et apprécie la sécurité, le climat agréable et la gentillesse des habitants.
Il raconte également avoir joué récemment contre des joueurs de renom comme Brahimi, Belhanda et Verratti, soulignant que Brahimi reste le meilleur dribbleur qu’il ait vu. Les stades, autrefois presque vides, accueillent désormais jusqu’à dix mille supporters, notamment lors de matchs au Lusail Stadium, où il a foulé le terrain de la finale du Mondial il y a deux semaines.
Des souvenirs européens et des liens belges
Louis Janssen, ancien Mauve et Diablotin, rappelle qu’Antonucci était déjà considéré comme un « numéro 10 pur‑sang » dès son plus jeune âge, avec des rumeurs le liant à Barcelone, Manchester City, Milan ou Chelsea. Il se souvient d’un stage à Anderlecht en 2009‑2010, où il a passé une semaine à Doha avec le club belge.
Le joueur mentionne également la présence d’autres Belges au Qatar, comme Julien De Sart, avec qui il a partagé la rééducation après une blessure au pied qui l’a tenu à l’écart pendant trois à quatre mois.
En dehors du terrain, Antonucci décrit la cuisine locale – riz, agneau et légumes mangés avec les mains – et les sorties dans le désert, où l’on vit sous une tente équipée de tout le nécessaire, du volley au téléviseur pour suivre les matchs.