Le prix de plus de 100 M€ du rachat du FC Nantes suscite la polémique
Le projet de rachat du FC Nantes, mené par Paulo Tavares, fait l'objet d'une vive polémique après que Waldemar Kita aurait accepté plus de 100 M€ pour céder le club, un montant jugé excessif pour une équipe en proie à des difficultés financières et actuellement en Ligue 2.
Le prix contesté
Un investisseur spécialisé dans le football, interrogé par Eurosport, estime que les 100 M€ annoncés sont totalement déconnectés de la réalité économique du club. Il rappelle que le FC Nantes perd pratiquement 20 M€ par an et que, selon lui, la valeur maximale du club ne saurait dépasser 20 M€. Le spécialiste ajoute que ce surcoût laisse deux hypothèses : soit les acquéreurs n’y connaissent rien, soit ce sont des escrocs.
Ces propos, bien que forts, restent l’appréciation d’un observateur et ne constituent pas une preuve de fraude, mais ils illustrent les doutes qui planent sur la transaction.
Les salariés et le DNCG
Les salariés du FC Nantes, consultés via le Comité social et économique, ont exprimé un avis défavorable au projet de reprise. Cet avis, s’il ne bloque pas juridiquement l’opération, n’empêche pas la vente de devoir franchir une étape décisive devant la DNCG.
FC Nantes voit Waldemar Kita préparer une vente de 100 millions
En attendant la décision du DNCG, les interrogations se multiplient quant à la véritable valeur du club nantais.
Les arguments des acquéreurs
Charles Kashema, associé de Paulo Tavares, défend une vision différente en soulignant que le FC Nantes possède une histoire, une marque forte et des actifs, notamment les joueurs du premier groupe et du centre de formation. Il affirme que la présence de nombreux jeunes talents à fort potentiel justifie un investissement conséquent.
Le passé de Paulo Tavares, marqué par plusieurs tentatives de reprise de clubs français restées sans aboutissement, alimente toutefois les interrogations sur la capacité réelle des futurs propriétaires à concrétiser leurs ambitions.
En définitive, malgré la proximité apparente d’une vente spectaculaire, le FC Nantes n’est pas encore sorti d’affaire ; les critiques sur le prix, les réserves des salariés et l’examen à venir du DNCG laissent présager d’autres rebondissements dans ce dossier de football.