Le procès de Gianluigi Donnarumma secoue le tribunal parisien
À Paris, la 16ᵉ chambre correctionnelle du tribunal judiciaire ouvre jeudi le procès du home‑jacking de Gianluigi Donnarumma, gardien du PSG. Trois prévenus – un exécutant et deux commanditaires – comparaissent pour les faits survenus dans la nuit du 20 au 21 juillet 2023.
Le cambriolage et ses conséquences
Des cambrioleurs ont pénétré l’appartement du gardien italien, situé au 16 avenue Montaigne dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, alors qu’il jouait pour le PSG. Gianluigi Donnarumma a été séquestré et sa compagne, Alessia Elefante, a été violée. Enceinte à l’époque, elle a subi une fausse couche dans les semaines qui ont suivi.
Les trois prévenus comprennent un exécutant et deux commanditaires présumés, qui étaient, au moment des faits, incarcérés à la maison d’arrêt de Villepinte, en Seine‑Saint‑Denis. Ils ont été mis en détention avant même le cambriolage. Le tribunal les poursuit pour vol aggravé, séquestration de courte durée et association de malfaiteurs.
Dans le box des accusés, Ilyas Kherbouch, présenté comme le cerveau de l’opération et âgé de vingt‑et‑un ans, s’est distingué par son attitude violente. Il a agressé les forces de l’ordre tout en conversant sans autorisation avec l’un de ses frères présent à l’audience.
Déroulement de l’audience et menaces
Le prévenu, surnommé « Ganito », a proféré des insultes cruelles à l’encontre d’un policier, déclarant : « Hé, gros fils de pute… je vais niquer ta mère ». Il a poursuivi : « Dehors, je vais niquer vos mères, bande de fils de pute ». Ces propos ont été jugés inadmissibles.
L’avocat de la défense a demandé un huis‑clos, demande qui a été rejetée par la présidente du tribunal correctionnel. Elle a rappelé à l’accusé qu’il était souhaitable d’assister à son procès et lui a adressé un avertissement solennel : « Ces insultes sont inadmissibles ».
Le prévenu a répliqué : « Je m’en fous. Je ne veux pas assister au procès, je n’en ai rien à foutre… ». Son attitude a été jugée ingérable par le magistrat.
L’audience doit se poursuivre vendredi. Les trois hommes, majeurs au moment des faits, encourent jusqu’à vingt ans d’emprisonnement, soupçonnés de récidive.