Ligue 1
Le projet flamboyant de FC Nantes suscite de vives interrogations
Dans une salle de conférence baignée de lumière, des slides affichent le chiffre 125 M€ tandis que les dirigeants de FC Nantes imaginent un futur où le club possède son propre stade, son centre d’entraînement et même un musée dédié à la culture hip‑hop.
Le dossier prévoit un rachat pouvant atteindre 125 millions d’euros, bonus compris. Marcelo, l’ancienne star du football brésilien, serait sollicité comme ambassadeur du club, et le rappeur Snoop Dogg évoqué comme parrain d’un futur musée du FC Nantes.
Les promoteurs affichent des ambitions fortes : développer le merchandising, le sponsoring et le trading de joueurs, moderniser la Beaujoire et la Jonelière, et surtout ramener rapidement Nantes en Ligue 1.
Le consortium mené par Paulo Tavares
Le projet est porté par Paulo Tavares et le fonds Phenix Sports Invest. Selon le Parisien, le consortium dispose d’arguments solides pour attirer l’attention, mais chaque précision du montage alimente davantage les doutes.
Le Parisien a souligné les zones d’ombre entourant certains investisseurs et rappelé que Tavares avait déjà été associé à plusieurs projets de reprise qui n’avaient jamais abouti, ce qui alimente la méfiance.
Garanties, DNCG et opposition des supporters
La DNCG devra examiner les garanties avant toute validation définitive. L’accord entre Waldemar Kita et Phenix Sports Invest reste conditionné à ce passage, et une trentaine de millions d’euros seraient déjà bloqués sur un compte dédié.
La Brigade Loire, groupe de supporters nantais, a publiquement appelé à la prudence et à plus de transparence, refusant de croire que la simple fin de l’ère Kita rend le projet acceptable.
FC Nantes évolue aujourd’hui en Ligue 2, n’est propriétaire ni de son stade ni de son centre d’entraînement, et évolue dans un contexte économique français fragile, ce qui rend le montant de 125 M€ particulièrement interrogatif.
Avec Marcelo, Snoop Dogg et un budget hollywoodien, le dossier ressemble à un scénario de film, mais il reste à déterminer qui finance réellement chaque volet et quelles garanties seront offertes pour l’avenir du club.