Le PSG expose une faiblesse défensive malgré une victoire écrasante
Le Paris Saint‑Germain a largement dominé le Slovan Bratislava en Ligue des champions, s’imposant 6‑1, mais la victoire n’a pas effacé une faiblesse défensive récurrente : depuis le début de la saison, le club parisien a encaissé au moins un but à chacune de ses huit rencontres, amicales comprises.
Cette série de huit matches sans clean‑sheet est inhabituelle pour le double champion d’Europe en titre. Paris a concédé au moins un but à chaque rencontre, même lors des matchs amicaux. Le problème ne se limite plus à quelques incidents isolés.
Des lacunes qui persistent
Face aux Slovaques, le PSG a concédé quatre tirs cadrés. Suleiman Camara a profité des difficultés d’Illia Zabarnyi pour inscrire un but, tandis que Willian Pacho a également été mis en difficulté lors d’une autre situation chaude.
« Il est là depuis un an mais je ne vois pas de progression. Il est dans une équipe dominatrice et peut‑être que cette configuration ne lui convient pas. Dans les équipes qui subissent, tu es acculé sur ta surface, tu as onze joueurs qui travaillent et par son jeu de tête, son agressivité, il pouvait tenir. À Paris, tu attaques, tu joues sur la ligne médiane, tu as un latéral qui passe la moitié du temps devant, tu couvres des distances inhabituelles. C’est autre chose et le fait est qu’il n’y arrive pas. »
Un manque de profondeur inquiétant
Le constat met en lumière le manque cruel d’émulation derrière les cadres. L’axe central reste la zone avec la densité la moins importante de l’effectif, car derrière Marquinhos‑Pacho, la relève n’est pas au niveau. À gauche, le gouffre technique séparant un Nuno Mendes de ses suppléants temporaires renforce ce déséquilibre, même si Luis Enrique assure publiquement être « content de ses centraux et de ses gardiens ».
Pour Alain Roche, le relâchement guette un groupe saturé de titres : il y a une problématique collective aussi, il va falloir que tous se remettent à défendre. Il signale trop d’erreurs de concentration après deux ans presque sans coupure, et l’état d’esprit, bien que bon, ne suffit plus.
Le déplacement à Brest ce dimanche soir (20h45) arrive comme un premier test crucial, avant le Classique à Marseille. Après huit sorties de rang en concédant systématiquement l’ouverture, Paris a tout intérêt à réapprendre à verrouiller sa cage, sous peine de voir ses doutes défensifs lui coûter encore de précieux points en Ligue 1.