Le PSG soutient Hakimi, mais le débat polémique grandit
Le 23 septembre, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi d’Achraf Hakimi, le renvoyant devant la cour criminelle des Hauts‑de‑Seine pour viol, tandis que le Paris Saint‑Germain continue de le soutenir publiquement, déclenchant un débat sur la présomption d’innocence et la responsabilité du club.
Un revirement judiciaire décisif
Le jugement de la Cour de cassation, rendu le 23 septembre, a confirmé le renvoi d’Achraf Hakimi devant la juridiction criminelle des Hauts‑de‑Seine. Cette décision représente une étape majeure dans le dossier judiciaire du latéral marocain. Elle marque le passage du recours en appel à la phase de jugement.
La date du procès n’a pas encore été fixée, laissant l’incertitude quant au calendrier judiciaire. Hakimi continue de contester fermement les accusations et demeure présumé innocent.
Le PSG face à la controverse
Depuis le début de l’affaire, le club parisien n’a pris aucune mesure sportive contre son latéral. Dans une déclaration transmise au Parisien, le PSG a rappelé qu’« Achraf Hakimi a toujours fermement contesté les faits qui lui sont reprochés et demeure à ce jour présumé innocent ». Le club a également réaffirmé son engagement contre les violences sexuelles et toutes les formes de violence.
Cette position pouvait paraître confortable tant que les recours judiciaires restaient en cours, mais la confirmation définitive du procès change la dimension du dossier. Le silence institutionnel du PSG avait déjà suscité des interrogations après le renvoi devant la cour criminelle. Le club marche désormais sur une ligne extrêmement étroite.
Une supportrice interrogée par le Parisien estime que Hakimi devrait se mettre en retrait jusqu’au procès, afin de protéger l’image du club et de préparer sa défense. Cette demande individuelle illustre le dilemme auquel le PSG est confronté. Elle montre également comment les supporters peuvent se diviser sur la meilleure réponse.
Suspendre Hakimi avant tout jugement exposerait le club aux critiques concernant la présomption d’innocence. Continuer comme si rien n’avait changé pourrait, à l’inverse, provoquer une polémique grandissante à mesure que le procès approchera. Le PSG doit donc peser les risques d’une décision prématurée contre ceux d’un silence perçu comme une minimisation.
Quelle que soit sa décision, Paris risque désormais de devoir publiquement l’assumer. Le choix du club sera scruté de près par les médias et les supporters.